Quiproquos & Cinéma (Japonais)

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Quiproquos & Cinéma (Japonais)

Parce que les discussions entrainent souvent des quiproquos, il paraît important de clarifier certains points. Cette semaine, j’évoquais très vite la difficulté du Cinéma Japonais actuel à faire du Cinéma.

Hasard du calendrier, un article traduit du japonais est venu appuyer le fait que le Cinéma Japonais actuel n’essaye plus d’être un Média.

Le Cinéma Japonais devenant un simple tremplin impersonnel incapable d’enfanter ses propres mythes originaux. Il accueille donc ceux des autres médias : la littérature, le manga, le jeux vidéo… C’est-à-dire qu’il dépend des autres pour exister. Pas étonnant donc, de voir que ce Cinéma n’a plus vraiment conscience de ce qu’il est.

Et dans ce cas, comment pourrait-il connaître ses “codes” ? Comme par exemple, raconter des histoires par les images (la phonétique tombe bien = parler image). Ce qu’il faisait à merveille il y a quelques années, quand il savait créer ses propres mythes originaux. Bizarre ce rapport, non ?

“Raconter des histoires par les images”. Que l’on se rassure, ce n’est ni une question d’émotion, ni une question subjective. Non. C’est une mécanique précise, un savoir-faire qui tient autant à mettre en avant l’histoire qu’à la communiquer aux spectateurs (qui n’est pas qu’une bête à fric).

Exemple : Cette scène de combat complexe mais si simple trouve-t-elle beaucoup d’équivalent actuel ? Ici, rangez vos émotions, ouvrez les yeux, c’est tout.

Autre exemple : Que pensez de ces décryptages ? De ces nombreux films qui exploitent le Média Cinéma. Aujourd’hui combien de drames, de comédies, de romances… osent vraiment utiliser ce média autrement que pour vendre ses vedettes et ses paillettes ? Vive le cynisme

Avant, c’était mieux ? NON. C’est surtout mieux quand c’est bien raconté, à l’image des exemples donnés dans le paragraphe précédent.

PS : Dans les années 30, le passage du muet au parlant a fait réagir beaucoup de réalisateurs pour une raison (entre autres) : alors qu’autrefois il fallait tout faire pour raconter une histoire par l’image, le parlant est devenu une option de facilité. Les conséquences, on les voit encore chaque année aujourd’hui.

PS 2 : Si vous avez des exemples actuels, une réponse pragmatique/objective est la bienvenue – à l’image des décryptages cités, ou de ça ou ça. Ça évite les quiproquos et les jugements émotionnels.

PS 3 : Bravo, vous avez lu l’article jusqu’au bout !


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1 Sandler December 7, 2008 at 11:19 am

Un sujet qu’il est bon ^*^ S’attaquer au média n’est pas une mince affaire. Si passage à vide il y a, c’est du côté des Hommes qu’il faut porter son attention. Le média c’est un médium: le message entre les Hommes. Par conséquent, il est logiquement à l’image d’eux. S’ils sont avides, le média sera utilisé superficiellement: il sera vide. Logique, Alfred ‘o’

Il est marrant de constater qu’une émigration de médias se fait depuis la démocratisation d’Internet. Mais cela pose d’autres enjeux.

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2 Michael December 7, 2008 at 11:39 am

Comparer Cinéma & Internet, pourquoi pas… Dans ce cas, faut pas oublier l’ampleur “instinctive” du média qui répond – volontairement ou non, peu importe – aux besoins d’une époque précise. Maintenant comme j’ai pu le lire ailleurs, il est clair qu’on a quelque chose de cynique et que ça se voit niveau box office avec le succès de films mettant en scène des hommes mannequins riches et puissant (Iron Man, Dark Knight…) au détriment de films à l’image moins people mais à l’histoire plus “essentielle”. Les ex sont américains, mais on en trouve partout, la plupart des films existant pour leurs vedettes surfent aussi sur ce cynisme pervers – ce qui est valable aujourd’hui comme hier (le cinéma c’est une Industrie). Mais est-ce que ça suffit pour autant à expliquer le côté “désincarné” de ce média (sachant qu’il va connaître des transformations l’an prochain) ?

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3 Sandler December 7, 2008 at 1:12 pm

Pour nuancer, j’ai en mémoire les paroles d’experts en communication expliquant qu’il faut donner aux gens ce qu’ils veulent. Cette nuance fait la différence entre des commerciaux et des artistes. Eux, ils donnent aux gens ce dont ils ont besoin. Cette distinction est très nette malheureusement: Le cynisme à l’état pur.

Tu parles des mythes, et je pense tout de suite aux remakes qui sont une solution facile pour réactualiser des histoires sans coller à ce “besoin” inné. C’est à la capacité d’un cinéma à raconter des histoires qu’on reconnait sa grandeur. Si pour exister il doit reraconter des vieilles histoires, c’est une preuve du vide qu’il traverse. Quoique c’est bien optimiste, et tu as raison de parler des transformations. A mon avis, le cinéma tel qu’on le connait n’existera plus dans un futur proche. Processus naturel d’une culture de plus en plus dense.

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4 Tampopo December 7, 2008 at 3:01 pm

Encore heureux que le cinéma englobe d’autres formes et c’est pour cela qu’il est intéressant. C’est la nouvelle somme de pleins d’autres choses, ca fait parti du jeu ! C’est son essence même.

- “Le Cinéma Japonais devenant un simple tremplin impersonnel incapable d’enfanter ses propres mythes originaux. Il accueille donc ceux des autres médias : la littérature, le manga, le jeux vidéo… C’est-à-dire qu’il dépend des autres pour exister. Pas étonnant donc, de voir que ce Cinéma n’a plus vraiment conscience de ce qu’il est.”

- “Cette semaine, j’évoquais très vite la difficulté du Cinéma Japonais actuel à faire du Cinéma.”

Excuses-moi vraiment, mais je trouve que ces réactions n’ont pas lieu d’être et sont fausses, que d’énormités selon moi (c’est pour la polémique, ca fera réagir !). Le cinéma est là, bien là. Il suffit de voir certains films récents. C’est quoi, 400 films produits, le Japon ? Il renait sans cesse.

Sur le deuxième point :

Les documentaires japonais sont excellents. Ils ont une beauté évidente. Prenons Dear Pyongyang.
L’animation est génialissime. C’est de la création à chaque seconde. Prenons par exemple. Mind Game est un sommet du septième art.
Le film “d’auteur” est bien là : Eli, Eli, Eli Lema est une merveille. Utilisation de la musique. Grandeur des images. The Kiss est dévastateur.
Les superproductions aussi. Yoji Yamada.
La comédie. Quelqu’un connait Shinobu Yaguchi ? Dites moi si ces films sont ratés.
L’horreur. Dark Water.
Question créativité : Quelqu’un a vu “Love & Pop” ? Ca démonte le Seishun Eiga avec des images sorties de nulle part sur un sujet d’actualité (il y a 10 d’accord mais).
Cinéma engagé. Quelqu’un a vu Prisoner d’Adachi. Il utilise de l’avant-garde comme il y a 30 ans pour ne prendre que sa musique.

Le problème est que la distribution française n’y comprend souvent rien et qu’elle exploite des filons jusqu’à plus soif. En même temps, on est très bien lotis (voir les autres pays). Et que nous, français, on est tout le temps dans le patrimoine (ça on n’y peut rien) et qu’on préfère toujours les vieilles choses au présent.

Sur le premier point :

Le cinéma est “englobant”, il reprend des formes d’autres arts, c’est là sa force. Il y a aussi la force du geste, sa liberté !

Godard prenait les polars et les romans de gare entre autres, en remettant en cause l’ordre établi, les générations d’avant tout en utilisant des techniques nouvelles. Tout ça avec une immense liberté.

Dans Funky Forest Katsuhito Ishii (je ne veux pas le comparer à Godard, loin de moi l’idée) récupère des formes sales cinéphiliquement, impures disons le mot (en France notamment) comme la publicité, le clip, lal’animation, ou populaires (penser aux romans de gare-c’est quoi le roman de gare maintenant : le manga !) et les mêle à des performances, de la danse, à du jeu, avec la même liberté.
Le cinéma est là. Ouvrez les yeux !

Miike sème tout le monde et détruit tout sur son passage alternant le meilleur et le pire sans se poser de questions. Là, encore même liberté, même créativité. Il me rappelle les cinéastes américains de la grande époque en les dépassant. A l’aise sur tous les supports. Dans tous les genres. Dynamitant tout ce qu’il peut dynamiter.
Des universitaires viendront nous expliquer pourquoi c’est génial dans 15 ans.

Notre problème en France, c’est qu’on se croit encore dans les années 60. Qu’on fait de l’auteur. Et que c’est génial. Sans remettre en cause bien sûr La Nouvelle Vague.
Ca nous plombe. On reste dans la facilité. Il faut détruire ses choses là, comme les Cahiers le faisait à l’époque. Maintenant pour le bien du cinéma il faut détruire les Cahiers.
Tuer le père, tuer les anciens (c’est une image). La chape de plomb est tellement immense, que cela donne des oeuvres encore plus stratosphériques. Voir Itchkéri Kenti par exemple.
Aucune connaissances en cinéma pour le réalisateur. Juste ses tripes. Le film une grosse gifle.

Bref, arrêtez de chialer. Jetez les cahiers, positif, mad movies, et sortez dans la rue ! Ou restez chez vous et profitez encore de la libre circulation des images avant le verrouillage général…

Amitiés,
Tampopo.

P.S. : merci de créer cet espace de débat. Ca nous manquait en ce qui concerne notre centre d’intérêt.

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5 Epikt December 7, 2008 at 4:18 pm

Je plusse Tampopo.
Je vais pas pour autant balancer ma tartine aux toilettes, mais j’approuve, en particulier sur un point que j’ai oublié d’aborder : les documentaires (en en profitant pour faire de la pub à Yokohama Mary au cas où un distributeur aurait la bonne idée de me lire : ce film est une merveille, sortez le !)

C’est surtout mieux quand c’est bien raconté
Qui pourrait ne pas être d’accord ?
Ton problème, c’est que ton corpus est biaisé. Forcément, à comparer le meilleur d’hier et le pire d’aujourd’hui…

Peut-être bien (c’est même sans doute vrai) que le cinéma de studio d’il y a quelques décennies était moins “télévisuel” que le cinéma d’aujourd’hui, mais alors il faudra m’expliquer pourquoi le ratio “bon film / truc oubliable voire pire” est grosso modo le même à Kinotayo qu’aux rétrospectives Shochiku ou Nikkatsu (soyons honnête quand même, il y est, à peine, supérieur) alors même que les programmateurs de ces dernières ont tout le recul nécessaire et profitent de la décantation de la production.

C’est-à-dire qu’il dépend des autres pour exister. Pas étonnant donc, de voir que ce Cinéma n’a plus vraiment conscience de ce qu’il est.
Et dans ce cas, comment pourrait-il connaître ses “codes” ?

Désolé, mais ça tient pas.
Moi aussi je regrette un peu que bon nombre de films ne soient pas des créations originales, mais cela n’influe pas sur leur capacité (ou non) à faire du cinéma.
Baby Cart c’est une création originale peut-être ? Ça ne l’empêche pas de “faire du cinéma”. Idem des films de Teshigahara adaptés de Kobo Abe. Idem des pléthores de films adaptés de bouquins ou de BD.
Etre une adaptation d’un autre médium n’induit en rien ne pas être cinématographique – j’aurais même tendance à dire “au contraire” pour peu que cet aspect adaptation soit assumé : faire un travail d’adaptation est sans doute le meilleur moyen pour avoir conscience des spécificités du médium.
Et inversement.
S’il y a quelque chose de pernicieux quand on transpose d’un médium à un autre, c’est justement de n’y voir qu’une “histoire à raconter” en guise de dénominateur commun et de réduire l’oeuvre à ce dénominateur. “Raconter une histoire”, tiens donc.

[en passant, comme je le faisais remarquer sur un autre article, le cinéma japonais contemporain, sa composante commerciale du moins, n’est pas dépendant des autres média : tous ces média sont interdépendants]

Mais on n’arrivera pas à se mettre d’accord.
Tout d’abord car nous sommes tous les deux des sales cons prétentieux persuadés d’avoir raison (ose me prétendre le contraire ^^ ), ensuite car – je m’en rends à chaque fois davantage compte – nous avons deux conceptions du cinéma bien différentes.
Ton paragraphe commençant par ” Raconter des histoires par les images ” est même l’incarnation de tout ce qui me fait sauter au plafond. Sans doute parce que les histoires et les mythes ça m’intéresse pas, et que j’ai bien l’impression que le cinéma aussi. Deux choses sur lesquelles je tique :
1/ réduire l’art narratif à raconter une histoire grâce à une technique, une “mécanique précise” : la meilleure façon de faire des films efficaces, voire même imposants, voire même grands, voire même universels, mais sans âme. C’est du cinéma de storyboarder.
2/ balayer d’un revers de main l’émotion et la subjectivité : alors que l’art, le cinéma en particulier, a justement pour mécanisme de provoquer une réaction émotionnelle subjective permettant au spectateur de s’approprier l’oeuvre et de la faire sienne. Et que le boulot du cinéaste dans sa salle de montage est de, loin d’une quelconque “mécanique précise” et autre recette, de mettre le doigt sur la petite chose qui fera fonctionner sa scène. Du cinéma de monteur quoi.

Alors c’est sûr, c’est pas grandiose, c’est pas gravé dans le marbre, mais c’est vivant. Sans doute la raison pour laquelle (même si j’aime beaucoup) Baby Cart est un film qui me laisse froid. Et pourquoi deux ou trois points de montage dans Noriko’s Dinner Table ou Insecte nuisible me retournent le bide.

Tu veux de l’analyse de séquence ? Cette scène de Sada (un film japonais contemporain, oh oh, cela existerait-il encore ?) renvoie les Wacho bros et leur prétendue saute d’axe à leur bac à sable.
Des exemples ? Un film comme Su-Ki-Da (un “film d’hauteur à la con” pourtant) relève la plus grande partie de son sens à travers sa mise en scène. Dans le moindre film de Tsukamoto il y a plus de cinéma que dans bien des chambaras pourtant considérés comme des chefs d’oeuvres. Pour ne pas parler de Kei Fujiwara. Ou de Mamoru Oshii. Ou Hideaki Anno. Ou Katsuhito Ishii.
Le cinéma japonais contemporain existe, il est dynamique, merci bien.
Pour reprendre Tampopo, dans 15 ans on viendra nous expliquer pourquoi c’est génial (et pourquoi le cinéma du moment c’est de la bouse en caisse, rien de nouveau).

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6 Michael December 7, 2008 at 5:21 pm

“Le cynisme à l’état pur.”

Il a existé à toutes les époques. Je répète, le cinéma est une industrie. Sur les remakes, c’est pas tant la remise à jour des histoires qui est étrange – parce qu’au fond, ça fait au moins 5000 ans qu’on raconte exactement la même histoire – ça traduit surtout la difficulté (l’incapacité ?) à “retranscrire” de façon originale notre “époque” (en excluant les récits archétypaux qui s’affranchissent du temps). L’humeur du moment ?

é den 15 an on aicryra kom as (le sms est au langage, ce que la caméra à l’épaule est au cinéma – je précise, c’est une blague !).

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7 Sandler December 7, 2008 at 6:56 pm

J’y vais de ma petite citation préférée alors: “rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme”. o~
L’excuse du temps c’est la mailleure solution pour éviter de toucher le coeur des oeuvres. Je fais partie de ces abrutis qui pensent qu’un film représente son époque: un film sera jamais mieux compris que quand il est a l’affiche. Je vous le demande moi, il vous faut 10 ans pour comprendre votre présent?
L’autre problème avec le cinéma japonais c’est que vous avez pas de chance, vous comprendrez jamais mieux un film japonais qu’un japonais (vive la polémique des égos cassés!)

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8 Michael December 7, 2008 at 7:14 pm

La citation résume toute la discussion. Si rien ne se perd, rien ne se crée, est-ce que le cinéma d’aujourd’hui – notre époque (perso, j’ai pas vécu les années 50 donc bon) – arrive encore à opérer cette transformation ? Oui, c’est minoritaire, souvent contesté. C’est pour les très bons films qu’il faut 15 ans d’attente, parce que le public de l’époque est parfois borné au point qu’il se coupe de l’expérience – c’est d’ailleurs par des découpages et analyses précises que les films parviennent à se dévoiler, lorsque par la magie d’un décryptage objectif on met en évidence l’essence de l’histoire (le procédé est parfaitement absurde mais apparemment, ça marche généralement comme ça). C’est par un travail intellectuel qu’on accepte le film… !!

(pour reprendre une autre citation “Qui ignore les mots, ignore les hommes”, qui peut s’adapter très bien au cinéma, ses images et ses histoires)

Aucune polémique des égos cassés ici, c’est une discussion, pas un champ de bataille. Un peu de respect pour les lecteurs.

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9 Epikt December 9, 2008 at 1:22 pm

> ” ça traduit surtout la difficulté (l’incapacité ?) à “retranscrire” de façon originale notre “époque” ” (Michael)

Moué… un des aspects nouveaux et frappants de notre décennie, c’est la démocratisation d’internet, entrainant (entre bien d’autres choses) des changements radicaux dans la manière d’appréhender le rapport à l’autre et la construction de l’individu. Et ça, il n’y a à ma connaissance que le cinéma japonais qui l’a traité de manière convaincante, avec des films comme Noriko’s Dinner Table de Sono Sion ou How to become myself de Jun Ishikawa.

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10 Michael December 9, 2008 at 1:46 pm

Tu as parfaitement raison. Mais la démocratisation d’internet n’a rien à voir avec le phénomène des remakes.

« Sur les remakes, c’est pas tant la remise à jour des histoires qui est étrange (…) ça traduit surtout la difficulté (l’incapacité ?) à “retranscrire” de façon originale notre “époque” »

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11 Karl December 11, 2008 at 3:52 pm

La réponse c’est que le cinéma japonais contemporain ne fonctionne plus pareil; les techniciens de maintenant n’ont pas eu une formation de studio et apprentissage auprès d’un maitre; la cinéphilie et les etudes universitaires ont pris le relais pour le pire et le meilleur.

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12 wootsuibrick December 14, 2008 at 1:45 pm

waouh… j’avais pas lu de textes aussi lucides depuis un bail…
rien à rajouté… ça donne envi de faire des films pour trouver de nouvelles histoires.

“n’ont pas eu une formation de studio et apprentissage auprès d’un maitre; la cinéphilie et les etudes universitaires ont pris le relais pour le pire et le meilleur.”

ce qui est bien à notre époque c’est que l’industrie de l’image est devenue moins lourde… à nous d’apprendre à faire des images qui n’ont plus besoin du carcan des studios… enfin c’est valable depuis les années 60 ce que je raconte lol.
mais bon ça s’est accentué avec les logiciels de montage sur ordinateur familiale et les caméra moins cher.
ceci dit ce n’est ni le stylo, ni la machine à écrire, ni le clavier qui font l’écrivain.

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