
Aujourd’hui, Ryuganji a traduit la 1ère partie d’un article du journaliste Kanazawa Makoto présentant l’Industrie du Cinéma Japonais de nos jours. Dans cette partie, il est question de l’apparition d’une “bulle” (les productions locales dominent le B.O) et de la domination de la Toho. Pour résumé :
- En 2006, le cinéma japonais s’impose au box office pour la 1ère fois en 21 ans. En 2007, l’avantage est légèrement conservé. Est-ce une nouvelle période de boom, ou une simple bulle temporaire ?
- Les grands multiplexes sont devenus le standard des salles ciné. On compte plus de 3000 salles au Japon. En regardant la distribution des films, on s’aperçoit qu’une partie des succès sont distribués par la Toho… qui possède l’un des plus grands réseaux de distribution au Japon (559 écrans).
- De même au niveau des campagnes publicitaires à la TV, la Toho entretient des bons rapports avec des chaînes comme la Fuji Television ou encore Nihon Television.
- Conséquence, l’Industrie perd en originalité. Sur les 27 films japonais distribués par la Toho en 2006, 3 seulement ne sont pas des adaptations de mangas/jeux vidéos/drama/romans. La situation actuelle rend difficile une création originale comme Godzilla (enfant de la Toho, c’est paradoxal, non ?).
- En parallèle, les maisons d’éditions et réseaux TV participent à la production des films, aidés par l’effort de promotion de la Toho pour créer du buzz. Avec le succès de la Toho, d’autres suivent le même exemple.
- Le nombre de multiplexes arrive à saturation. Certains ont même fermé récemment. Sans parler de la compétition entre multiplexes installés dans les centres commerciaux ou dans les centres-villes.
- Question : que se passera-t-il si l’audience se lasse de ces films “média-mix” (succès dans un média adapté vers un autre) ? Du manque d’originalité au Cinéma quand tous les efforts sont mis dans la campagne publicitaire ?
› On rejoint donc cet article avec un Cinéma Japonais de tremplin-de vitrine, soit un média qui n’exploite plus ses capacités.
À suivre…


















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Au sujet du “multimédia” je ne pense pas que ça lasse de si tôt, puisqu’une bonne part de l’entertainement japonais est basé sur ce principe. On crée un truc, puis on le fait en manga, série d’animation, deux-trois OAV, un film live, un drama, des jeux vidéo,… sans même parler de merchandising.