L’Embryon, c’est l’histoire d’un film…

Des nouvelles (pas très bonnes) de Quand l’embryon part braconner !
Sorti en octobre 2007, le film avait écopé d’une interdiction aux moins de 18 ans en raison de ses “scènes de grande violence, de torture et de sadisme et [le film] présente l’image des relations entre les êtres et entre les sexes fondée sur l’enfermement, l’humiliation et la domination de la femme“.
Décision bien sûr contestée par le distributeur. Mais confirmée cette semaine par le Conseil d’État !!
Le film de Koji Wakamatsu conserve donc son -18ans, et rejoint “Baise-moi”, “Ken Park”, “9 Songs” et “Saw 3″… Oui, on parle d’un film érotique soft japonais (un peu chiant) des années 60.
La Société des réalisateurs de films parle de “censure”, puisqu’un -18ans ne peut être diffusé à la TV que dans la case prévue pour les films pornographiques des chaînes cryptées. En rappelant que l’Embryon ne contient aucune scène de sexe explicite… Le distributeur ne s’est pas encore exprimé.
Sources : Conseil d’Etat, AFP
Mots-clés : Zootrope Films
Publié dans Actualité
4 Réactions sur “L’Embryon, c’est l’histoire d’un film…”
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Jason a dit:
12 octobre 2008 à 11:36Tant pis pour cette interdiction, tout le monde n’est pas conservateur puritain…
Pas de sortie DVD prévue ? -
merzboy a dit:
13 octobre 2008 à 15:41“En rappelant que l’Embryon ne contient aucune scène de sexe explicite…”
estce qu’un film a besoin de contenir des scènes de violence/sex explicite pour être choquant ou dérangeant ? je ne crois pas. -
Gaor a dit:
13 octobre 2008 à 17:57@merzboy : Non mais on entre alors dans le subjectif le plus total. Ce qui te dérangera ne me dérangera pas forcément, et inversement. À partir de là, on est dans la merde pour classifier. Une frontière majeure a été tracée avec la représentation explicite ou non de la sexualité. C’est technique, clinique, objectif. Le rapport sexuel (non simulé) est montré ou pas. En revanche, l’”incitation à la violence”, l’autre arme de “censure” de la commission de classification, est beaucoup plus problématique…
S’il n’y a pas de scène de sexe non simulé explicite dans le film de Wakamatsu, le débat est logiquement ouvert.
Revoir l’excellent ‘Funny Games’ pour comprendre toute l’ambiguïté de la représentation au cinéma et le rapport du spectateur à l’œuvre.
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Michael a dit:
14 octobre 2008 à 13:52L’absurdité de l’affaire, c’est qu’on se retrouve avec un film des années 60, d’un réalisateur étranger inconnu, qui se retrouve bloqué/freiné par une interdiction -18ans… quand la majorité des films classés -18ans de cette époque, ont tous été reclassé -16ans.
Pas besoin d’invoquer la “grande violence”, les “scènes de torture”, les rapports basés sur “l’humiliation”, “domination de la femme” d’un vieux film soft pour espérer sauver une once de morale dans une époque où n’importe quel clip de musique contient 15000fois plus d’ambiguïté et, a une portée bien plus importante (on parle pas de 1500 entrées, on chiffre plutôt en million à travers le monde).
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