Tora-san : c’est dur d’être un homme – 1969 – Yoji Yamada

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Tora-san : c'est dur d'être un homme - 1969 - Yoji Yamada

À la rencontre de Tora-san :

Loin des productions historiques en costumes avec grands décors, il y a la simplicité de Tora-san. Placé dans un Japon contemporain, Tora-san s’impose comme cet oncle/grand frère que l’on aurait tous aimé avoir un jour. Son sourire, sa gentillesse et sa maladresse rythment une histoire pleine d’humanité et de sentiments, basée sur la difficulté des rapports humains.

Tora-san : c'est dur d'être un homme - 1969 - Yoji Yamada

Tora, vendeur itinérant joyeux et homme au grand cœur mais maladroit revient dans sa ville natale après une absence de 20 ans. Causée par une dispute. Le temps passe, et les hommes trépassent, Tora comprend qu’il n’a qu’une famille. Qu’il faut en profiter. À son retour, de sa famille il ne reste plus qu’une jeune sœur hébergée par son oncle et sa tante, propriétaires d’un magasin. Tora le vendeur bon vivant s’essaye avec plaisir à son nouveau rôle de frère poule.

Tora-san : c'est dur d'être un homme - 1969 - Yoji Yamada

Les retrouvailles baignent dans l’émotion et la joie, revoir le frère ou neveu disparu redonne confiance et espoir à la famille. Autrefois mouton noir, Tora se montre ici comme un homme accompli et respectable, portant un costume qui lui donne une allure sérieuse. Le changement est radical pour la famille, l’enfant grossier est devenu une personne propre et distinguée, c’en est presque incroyable. L’oncle ne peut s’empêcher d’exprimer sa fierté en le découvrant. Mais même bien habillé, Tora reste un homme populaire avec des manières héritées directement de la rue.

Tora-san : c'est dur d'être un homme - 1969 - Yoji Yamada

La réalité rattrape tout le monde. Tora reste un petit vendeur au grand coeur à défaut d’être un cadre, et souhaite réintégrer sa famille. Sa personnalité s’affiche peu à peu et on découvre son côté lourdeau, il ne sait jamais quand il doit s’arrêter, il se laisse porter trop loin par sa bonne volonté et son intérêt des autres. Tora devient rapidement un parfait joyeux emmerdeur à la bonté infinie.

Tora-san : c'est dur d'être un homme - 1969 - Yoji Yamada

Le film se compose de fragments de vie apportés par le quotidien, renforçant l’aspect réaliste du récit. Comme une plongée au coeur d’une famille japonaise révée. Aussi, Tora n’est pas menotté à sa famille, il n’hésite pas à repartir sur les routes pour retrouver un peu de liberté, de distance. En effet, malgré sa bonne humeur, il croise aussi des mauvaises surprises. Le rire cède alors sa place à la tristesse. Dans tous les cas, l’homme reste sincère.

Tora-san : c'est dur d'être un homme - 1969 - Yoji Yamada

La vie de la famille n’a rien de particulièrement extraordinaire, cette sphère se construit autour de sentiments ou d’évènements communs sans jamais donner un aspect héroïque à l’un de ses membres. Ils demeurent tous des hommes qui font des erreurs ou des mauvais choix, à commencer par Tora. Pas de héros, juste des individus dotés d’une conscience morale et de sentiments.

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Pour certains, c’est l’heure de penser au mariage. Sakura, comme la sœur de Tora. Il est important de trouver un mari convenable, issu d’une bonne famille, qui pourra subvenir aux besoins de la jeune femme. Le mariage est une étape importante dans la vie, cela demande de faire un choix qu’il vaut mieux bien penser. Les mœurs de l’époque viennent écraser jusque dans ses sentiments la future jeune mariée. Elle n’est pas libre de son destin, et doit passer par un protocole de rencontre qui amène son lot de surprises.

Tora-san : c'est dur d'être un homme - 1969 - Yoji Yamada

Retrouver sa famille est un moyen pour Tora d’apprendre à respecter ses responsabilités, et les gens. Il n’est plus seul et doit apprendre à écouter sa sœur et ses oncles. C’est une étape qui bouscule notre vendeur. En fait, il s’impose trop rapidement comme un grand frère protecteur sans prendre connaissance de la situation, il va suivre naïvement son chemin avec sérieux. Malgré son âge, Tora reste un enfant rêveur qui voit sa petite sœur grandir et s’engager plus vite que lui.

Tora-san : c'est dur d'être un homme - 1969 - Yoji Yamada

Parallèlement au mariage de sa sœur, Tora tombe miraculeusement amoureux d’une splendide jeune femme, fille du prêtre de son quartier. Ce qu’il va vivre, ce n’est ni plus ni moins que l’opposé parfait de l’histoire de sa sœur, il pense d’abord à ses sentiments avant de découvrir une réalité stricte dans laquelle un petit vendeur itinérant est rejeté à sa pauvre condition. Peu importe son cœur, ses sentiments et sa bonté, il y a toujours un impératif pour mettre un terme aux rêves.

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Tora se montre comme un personnage sympathique et sensible, capable de quelques bonnes bourdes comiques. Ce 1er épisode pose sa bonne humeur et sa bonté excessive, faisant de lui un personnage populaire et amical dont la principale difficulté est de parvenir à se sortir de sa solitude marchande. Si son itinérance est à la base une fuite, elle devient un moyen efficace de briser le quotidien et l’habitude, de permettre à la famille de se retrouver régulièrement. Tora amène la joie et la bonne humeur à chacune de ses visites et repart avec ses problèmes, masquant ses soucis sous un sourire.


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1 Carth September 22, 2008 at 1:05 pm

Pas mal d’épisodes inégaux, mais les épisodes n°3 23 sont pour l’instant mes préférés. Vraiment, cette série a le don de me redonner le sourire quand ça ne va pas des masses. Un vrai médicament! Et quelle musique culte!!

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