Revue de presse : Inju, la bête dans l’ombre

Revue de presse : Inju, la bête dans l'ombre

Sortie aujourd’hui du film japonais de Barbet Schroeder dans 169 salles.

Quelles sont les critiques ?

Avoir-Alire
« (…) ce Inju sans hauteur est glacial, le rythme sinueux, le style trop artificiel ; et ce bluff pince-sans-rire devient un vestige mental où se croisent des réminiscences abstraites et des dialogues explicites. Il faut lire entre les lignes pour comprendre les intentions de ce cinéaste aussi intelligent et malin que le diable. »

Le Nouvel Obs
« Un magnifique polar plus noir que la nuit (…) une réussite magnifique. »

Toujours Le Nouvel Obs, une rencontre avec Barbet Schroeder, extrait :
« Je sais maintenant pourquoi Tokyo est si peu présente dans les films : il est pratiquement impossible de tourner en extérieurs. Pour filmer une rue, il faut obtenir l’autorisation préalable de tous ses habitants et comme aucun d’entre eux, par respect pour l’autre, n’ose refuser frontalement, c’est à devenir fou. Il est interdit de tourner après 22 heures, et hors de question de filmer à Kyoto, où l’action est pour l’essentiel située, et plus encore à Gion, le quartier des geikos. »

Les Inrocks
« Un brillant thriller sexuel dans un Japon en trompe-l’oeil, traversé de réminiscences cinéphiles. »

Positif
« De fiction en documentaire, Schroeder est fasciné par une chose: l’emprise. (…) Le voici à Kyoto pour une adaptation très plaisante d’Edogawa Rampo. »

Ciné Live
« Nerveux, efficace mais sans cet éclat noir et délétère que l’on aurait souhaité y déceler. »

Télé 7 Jours
« A suivre Benoît Magimel, excellent, et la sublime Lika Minamoto, le spectateur se perd souvent dans les méandres de ce labyrinthe entre fastasme et fiction. Pour se faire avoir in fine avec délectation ou agacement par cet étrange thriller à dessein rocambolesque. »

Studio Magazine
« (…) à trop vouloir garder le spectateur en éveil, il ne cesse de lui mâcher le travail à grands coups de dialogues trop explicatifs et de situations choisies selon leur degré de lisibilité. Tout paraît ainsi figé : la tension reste au point mort, les comédiens ressemblent à des statues de cire et l’érotisme ne dégage aucune sensualité. »

Du côté de la projection à Venise :

AFP
« Indéniablement, les codes du film noir abondent dans “Inju”. Mais cet univers, campé à la hâte et avec une certaine maladresse - l’intrigue fourmille de détails invraisemblables - est desservi par le jeu de Magimel qui ne communique à aucun moment au spectateur la sensation du danger. »

La Nouvelle République sur la réception critique Italienne
« Quant au thriller érotico-littéraire Inju, le critique de La Repubblica l’éreinte en demandant “Que fait un tel film dans la compétition au Lion d’or ?”, dans un article titré : Un film d’horreur qui provoque l’hilarité. Pour le Corriere, le vétéran de la Nouvelle vague “Barbet Schroeder imite (mal) Alfred Hitchcock», dans ce film “sans suspense, qui finit par irriter le spectateur, prisonnier d’une farce cérébrale et velléitaire”. »

D’après les critiques, Inju est très moyen… à confirmer ou non donc !

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Publié le 3 septembre 2008
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Publié dans Actualité
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