The Executioner - 1974 - Teruo Ishii

The Executioner - 1974 - Teruo Ishii

Quand Teruo Ishii fait son film d’action…

Alors qu’il est impossible pour la police de lutter contre un trafic de drogue géré par la mafia, un commissaire excédé démissionne pour mieux employer des méthodes officieuses. Comme la loi est incapable d’agir, autant faire appel à des mercenaires professionnels. L’ancien commissaire regroupe 3 hommes, complémentaires. Contre la mafia, la morale reste au placard, c’est l’heure des moyens peu conventionnels pour faire couler le sang et l’argent.

The Executioner - 1974 - Teruo Ishii

Rien ne semblaient pouvoir unir ces 3 hommes. Des origines différentes, ils ont appris à être leur propre maître, libres d’agir sans subir une pression extérieure. Et c’est bien le point commun du groupe, détester l’autorité. Ce sont de véritables marginaux qui n’ont jamais réussi à s’intégrer dans la société, préférant naviguer dans l’ombre, à l’écart des lois et des problèmes des hommes. Le groupe se compose d’un ninja, d’un tueur à gages et d’un karatéka prisonnier. Le film développe rapidement ce passé par des flash-backs, histoire de mieux connaître la personnalité de chacun.

The Executioner - 1974 - Teruo Ishii

Les mercenaires
Pour le ninja, c’est une vie passée à s’entraîne, à perfectionner quotidiennement son art, sous la direction d’un maître intransigeant et tout-puissant, sorte de tyran surveillant les moindres gestes du disciple. Le pauvre doit apprendre à gérer cette omniprésence castratrice s’il ne veut pas se faire dérouiller, de toute façon l’enseignement est d’une grande valeur et le maître a ses raisons. Le second personnage est un tueur à gages dont la devise est de finir ses contrats. Avant, il était policier mais a préféré démissionner. Le motif, toujours pareil, une police incompétente et victime de ses propres lois. Impassible, c’est un cynique prenant plaisir à effacer ses victimes. Enfin, le dernier est un karatéka incapable de gérer sa force. Lors d’un combat officiel il a tué tous ses adversaires et c’est naturellement qu’il s’est retrouvé en prison, loin de tous les plaisirs de la vie.

The Executioner - 1974 - Teruo Ishii

Conflits internes
La personnalité de chacun ressort rapidement pour poser quelques problèmes d’ego entre eux. Le loup solitaire doit réapprendre à coopérer avec la meute. Chacun va juger les autres selon les actions prises. Comment mesurer le talent du ninja sans l’avoir vu combattre ? À la surprise générale, l’homme se bat avec une force et une hargne incroyable, allant jusqu’à arracher la chair du ventre de ses adversaires ! C’est en cherchant à connaître la capacité de chacun que les problèmes apparaissent entre eux. Par exemple, le tueur à gages veut tester de lui-même la force du ninja en le provoquant pour lui prouver ses limites.

The Executioner - 1974 - Teruo Ishii

Des hommes comme les autres
L’humour est bien présent, entre autre dès que ça parle de sexe. D’abord, le karatéka est du genre complètement frustré, conséquence de son long séjour en prison, c’est pourquoi il ne peut s’empêcher de loucher joyeusement sur les femmes. Peu subtile, sa pulsion est tellement visible qu’elle amuse ses camarades, sans oublier qu’un pantalon trop serré a ses désavantages. Enfin, c’est surtout lors d’une séance d’élimination de gardes du corps que ce sujet est bien exploité. Le ninja débarque dans les chambres de ces hommes alors sont en pleine action, et vu sa discrétion habituelle il en profite pour regarder. Il apprendra aussi que combattre dans la même pièce qu’une femme nue peut déconcentrer.

The Executioner - 1974 - Teruo Ishii

Les bras-cassés attaquent !
Les combats transpirent la rage, le film est régulièrement animé par une bonne action violente qui permet aux hommes de faire valoir leur force et leur torse. Pour se défendre des trois marginaux, plus précisément de Sonny Chiba - le ninja, la mafia s’est payée les services de combattants hors pairs, ils sont moches et ressemblent plus à des montagnes débiles de muscles qu’à des hommes. D’ailleurs, le seul à avoir un peu de classe sera mis de côté. L’idée est claire, la virilité avant tout. L’histoire parvient donc à mélanger séances de violence et humour relâchant la tension dans ce groupe de bras-cassés assez sympathiques.

Néanmoins, c’est un Teruo Ishii en petite forme, qui prend ses repères dans le film d’action pour mieux préparer, et surprendre, avec un second opus virant à la farce absurde simple !

En Haut
Publié le 4 août 2008
Mots-clés : ,

Publié dans Cinéma Japonais
Notez ce film : 1 Étoile2 Étoiles3 Étoiles4 Étoiles5 Étoiles6 Étoiles (1 votes, note moyenne: 3 sur 6)
Articles similaires :
  • Coffret Teruo Ishii vol.1 en Images !
  • Discotek : Norifumi Suzuki et Teruo Ishii !
  • HK Vidéo : Visuel du Coffret Teruo Ishii (vol.1) !
  • Analyse Séquence - Kurosen chitai (1960, Teruo Ishii)
  • Extrait Vidéo - Bohachi (1973, Teruo Ishii)
  • Bande-annonce :


    ***

    Donnez votre avis !




    Retour en haut de page