Débat : Histoire et Cinéma font-ils bon ménage ?

Débat : Histoire et Cinéma font-ils bon ménage ?

Les avis éclairés de Asiaphilie, Nihon-Eiga, HK Cinéma et Epikt.

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Publié le 15 juillet 2008
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Publié dans Actualité
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    12 Réactions sur “Débat : Histoire et Cinéma font-ils bon ménage ?”

    1. Michael a dit:

      Une idée sur le sujet :

      L’Histoire est un moyen simple pour raconter une histoire, apportant un univers d’ensemble bien défini (codes, valeurs…) dans lequel des personnages existent. Une bonne histoire, transcende/remonte à l’essentiel, nous transmettant ce qu’il y a de plus universel. Une mauvaise histoire se borne au superficiel (à l’insignifiant - le cadre crypto-hermétique du 22 février de l’an de grâce 1044).

      L’avantage du cinéma japonais, c’est d’avoir apporter un lot de grands conteurs conscients de l’intérêt du genre et de ses richesses infinies.

      Un bon film : Les 7 Samouraïs
      Un mauvais film : Le cinéma indépendant en regorge (la masturbation rend aveugle).

    2. Epikt a dit:

      Ma pierre à l’édifice.
      Comme je suis un sale punk je me suis permis d’élargir un peu le sujet.

      Michael > tiens, pas bête ça, c’est quoi une bonne histoire qui utilise l’Histoire ? Et tant qu’à faire une mauvaise ?
      (ahah ! majuscule mon amour !)
      Et d’ailleurs, dans le cas d’une mauvaise histoire (mauvaise de ce point de vue Historique du moins) qui utiliserait l’Histoire d’une manière superficielle, pourquoi (justement parce que son rapport à l’Histoire est superficiel) cela serait-il moins légitime de la situer au moyen-âge que de nos jours ?

    3. Michael a dit:

      Pour apporter une autre idée, l’Histoire est un concept profondément vain qui repose sur bien trop d’éléments imprécis pour pouvoir en faire une valeur absolue (combien de fausses pièces traînent dans de grands musées ? Des tonnes) - D’où le miracle de la mythologie… ?

      L’Histoire et ses évènements dépendent uniquement d’un conteur, capable d’en tirer des idées et de les orienter selon ses envies, avec style, pour mieux en remonter à l’essentiel, à l’universel. (je peux pas faire plus clair pour le coup).

      Un bon film : Hitokiri - L’Homme à travers une période en crise.
      Un mauvais film : Nuit & Brouillard au Japon - Une période en crise et des militants… en crise…

    4. Flo a dit:

      j’ai essayé de relire vos textes parce que sa m’interesse mais c’est pas digeste, faites un effort quoi!! le debat sa doit etre un dialogue pas des monologues illisibles! pensez aux lecteurs un peu quoi! merci.

    5. Guillaume a dit:

      dans l’etat c’est plus des rédactions isolées qu’un réel débat, c’est exact. Indigeste à lire, je ne pense cependant pas.

    6. Carcharoth a dit:

      C’est sur que pour quelqu’un qui voudrait tout lire, c’est sacrément long, puis on est pas aussi agréable à lire que Baudelaire, c’est certain !

    7. Guillaume a dit:

      ca donne quand meme moins envie de se tirer une balle (enfin j’espere)

    8. Flo a dit:

      euh c’est une blague le post de Carcharoth?? c’est sacrement revelataire de votre nombrilisto-masturbation-defouloir qu’y est ce debat… pensez à nous les gens qui doivent subir vos theses, merci merci!

    9. Epikt a dit:

      Tout de suite les grands mots. Je me demande de quoi ça peut bien être revelataire

      Mais soyons sérieux trente secondes.
      Nos quatre articles ce n’est effectivement pas un débat, mais plutôt des réflexions parallèles (et très peu concertées) sur un même thème. Inconvénient, il y a sans doute des redondances, d’autant plus que (alleluia !) nous sommes tous plus où moins sur la même longueur d’onde. Avantage, chacun a abordé le thème suivant un angle différent des autres, ce qui apporte des nuances et finalement se complète plutôt bien. Mais ce n’est pas le débat.
      Le débat, c’est qui aurait du avoir lieu ici, plutôt que de nous faire traiter de branleurs nombrilistes intellos. Force est de constater que ça n’a pas pris, je le regrette, mais rien ne t’empêche d’apporter ta contribution en commentant de manière constructive.

      Et finalement, je suis désolé mais nos “monologues” ne sont pas illisibles. Ils sont longs, certes, et un minimum réfléchis et structurés histoire de ne pas infliger au lecteur un lapidaire avis de 15 lignes qui n’irait pas plus loin que l’”évidence”. Mais ils sont pas illisibles, loin de là.

    10. Epikt a dit:

      En passant, histoire d’alimenter la réflexion je fais suivre des commentaires que j’ai eu sur mon blog. J’avais pourtant bien encouragé à venir poster ici, mais mes lecteurs m’aiment trop.

      J’ai donc Maniak qui me soulève un aspect du débat que j’avais peut-être abordé de manière générale, mais qui est intéressant :
      ” sinon j’avoue être fasciné, sans l’avoir vu cependant, par des films du type Les dieux du stade qui a justement la réputation d’être réussi dans la forme, même si le fond est donc idéologiquement puant… je me demande toujours dans quel camps classer ce type de films… et à l’inverse, que penser de ces navets qu’on aime juste parce qu’il y a des zombies trop classes dedans? hum… ”
      (le film dont il parle, c’est un film de Leni Riefenstahl, à très forte idéologie nazi, un peu beaucoup de propagande => peut-on y jeter un regard qui ne soit pas “historien” ? hein ?)

      Sinon, Ygrael lui est pragmatique, et il donne un exemple rigolo (dès qu’il y a des têtes coupées je trouve ça rigolo) :
      ” Pour ne pas dire grand chose d’intéressant je dirai que de tout façon un peu de culture de fait de toute façon pas de mal ! Et que oui je crois que pour mieux appréhender le ciné nippon des 50’s, 60’s il faut parfois un minimum, ça ne rend pas le film meilleur mais ça aide a comprendre deux ou trois petites choses.
      Un exemple précis ? Et bien j’ai vachement mieux compris la réaction des paysans de 3 Samouraïs Hors-la-loi quand j’ai appris qu’ un paysan avait parfaitement le droit de s’adresser directement a un très haut dignitaire (dans certaine circonstance) et de lui présenter une demande. Mais le prix a payer pour cette avoir droit a cette “audience” est la mort par décapitation. “

    11. Michael a dit:

      Alan Moore résume l’essentiel : «In my work as an author, I traffic in fictions, I do not traffic in lies. Although I’ll admit that the distinction is a nice one, and perhaps not easy for the layman to make. With fiction, art and writing, it’s important that even if you’re dealing with areas of complete outrageous fantasy that there is an emotional resonance. It’s important that a story ring true upon a human level, even if it never happened.»

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