Le cinéma japonais en France

Dans cet entretien, Max Tessier parle entre autres de la perception du cinéma japonais en France, des années 50 à aujourd’hui. D’une époque où les divertissements de Kurosawa étaient considérés comme une perte de temps, à la saturation actuelle où paradoxalement, rien ne bouge.
Mais pourquoi ?
· La saturation ?
Max Tessier parle d’une augmentation des sorties, bien plus rapides qu’autrefois. Le marché se fait désormais inonder de nouveautés, la quantité prime sur la qualité.
· Le blocus culturel ?
La critique reste sur ses positions, à l’exception de quelques réalisateurs contemporains. Les grands cinéastes classiques SONT le cinéma japonais. Pas de place pour les autres (l’histoire se répète).
· Le trou noir ?
Il existe un cinéma japonais classique et moderne. Mais rien entre les deux. Pourtant, cette période inconnue réserve beaucoup de surprises.
· L’exploration ?
Pour pouvoir prendre ce risque, il faudrait déjà avoir accès aux films de cette période. À ce niveau, les sorties ciné/DVD sont rares (minoritaires mais encourageantes).
· Rétrospectives ?
Comme d’autres, Max Tessier participe souvent à l’organisation de rétrospectives. L’occasion de faire découvrir un réalisateur ou un acteur à un public curieux.
· Une rétro puis s’en va !
Problème, ces évènements sont inconséquents. Ils concernent un public localisé. La critique s’en désintéresse (elle a déjà ses pygmalions ?). Reconnaissance = nulle.
· Et nous, les fans ?
La meilleure réponse possible vient de nous. Mais notre audience, notre prestige et nos efforts, sont-ils comparables à un magazine français ?
(J’ai laissé de côté l’import et les bootleg, tendance pas représentative du public français)
L’évolution du cinéma japonais en France est plutôt optimiste…
Il y a 50 ans, les cahiers se débarassaient de La Condition de l’Homme en quelques lignes. Aujourd’hui, il y a au moins une page de pub !
· D’autres idées sur la question ?
Mots-clés : Max Tessier
Publié dans Actualité
2 Réactions sur “Le cinéma japonais en France”
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Thunderbolt Buddha a dit:
30 novembre 2007 à 15:29M’est avis que les festivals, celui de Cannes en particulier, ont fait beaucoup de mal à la reconnaissance du ciné nippon et ce malgré la volonté première de le faire découvrir.
La palme d’or (méritée, là n’est pas la question) en 54 de La Porte de l’Enfer de Kinugasa a collé des oeillières à pas mal de monde pour les décennies à suivre. -
Mango a dit:
1 décembre 2007 à 18:22le cinéma japonais a été bobotisé par des critiquards en manque d’exotisme.. ca me fait penser a la pub : “les receptions de la contesse sont tjrs une réussite” avec tt le mépris et le nombrilisme qui va avec!! libérons le ciné jap de ces maudits bobos.
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