Projection-débat : “Quand l’embryon…” (1966)

Pour la dernière fois sur le sol parisien, venez assister ce dimanche 26 octobre à la projection-débat du film japonais interdit aux -18ans : Quand l’embryon part braconner !

Objet filmique hautement subversif, le film s’est fait censurer à l’occasion de sa sortie en salles le 3 octobre dernier. C’est pourquoi, un débat sera organisé après la projection du film pour s’interroger sur cette censure douteuse qui pénalise lourdement la liberté d’expression de cette bombe japonaise réalisée par l’anarchiste Koji Wakamatsu.

Comment faut-il réagir ? Que doit-on penser de cette censure ? De quoi parle le film ?

Autant de questions sur lesquelles se pencheront divers invités prestigieux comme :
- le journaliste Jean-Baptiste Thoret (spécialiste du ciné américain des ’70s)
- Hervé Bérard, membre de la Société des Réalisateurs de Film
- Alex Mason, membre du syndicat de la critique
- Fernand Garcia, membre du Syndicat des Producteurs Indépendants

La projection-débat se déroulera le dimanche 21 octobre à 16h, au cinéma Espace Saint Michel, 7 place Saint Michel, 75005 Paris.

Venez soutenir le film et apportez votre point de vue sur cette situation dramatique !

Parce qu’il est interdit d’interdire !

Source : Zootrope Films

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Publié le 16 octobre 2007
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Publié dans Actualité
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  • ***

    2 Réactions sur “Projection-débat : “Quand l’embryon…” (1966)”

    1. Epikt a dit:

      Moué…
      Le seul truc qui me chagrine là dedans c’est de ne pas pouvoir assister à ce débat - ce même jour je reçois la visite de ma petite soeur… qui est mineure. Auront-ils l’audace de, dans une révolutionnaire bravade aux interdits, l’autoriser à assister à la projection ?

      (en passant, le film n’est pas “censuré”, mais a reçu la classification “interdit aux moins de 18 ans”, avec tout ce qui s’en suit, mais le film n’est ni interdit ni coupé, à ce que j’en sache)

      Sinon, je crains quand même un apitoiement peu de circonstance.
      Mais opportuniste. C’est toi-même qui (dans le billet publié il y a quelques jours et que tu donnes en lien) faisais remarquer, non sans une pointe d’ironie, que dans le cas de l’embryon cette interdiction était du pain béni. En terme de visibilité comme de rentabilité, que perd-t-il ? Pas grand chose. Interdit aux moins de 16 il ne serait pas sortit sur plus d’écrans. Tout au plus cela posera quelques soucis dans le cas éventuel d’un passage télé (si tant est qu’il existe des chaines programmant ce genre de films : Arte de temps à autres et quelques chaines cablées…). Mais par contre quel coup de pub ! C’est là où je parle d’opportunisme (à ne surtout pas prendre comme un reproche), puisque le distributeur a très bien su en joué.
      En effet, sauf mon respect pour mr Wakamatsu, qui aurait été intéressé par la sortie d’un tel film et qui en aurait entendu parler ? Tout au plus quelques amateurs de cinéma (érotique) japonais (en admettant que ceux-ci ne passent pas leur temps à la rétrospective Nikkatsu ^^). A présent, même ta voisine de palier a appris avec effroi l’existance de ce genre de films ! Sans compter l’effet de curiosité : bien des gens n’iront pas voir ‘Quand l’embryon part braconner’, mais “le film japonais interdit aux moins de 18″. Même si cet effet d’entrainement n’en fera pas un hit du box-office pour autant.
      Alors plutôt que de s’interroger sur cette insulte à la liberté d’expression, pourquoi pas ne pas poser la question du coup de pouce salutaire que peut constituer une interdiction de la sorte pour un film à la sortie confidentielle et à priori condamnée à l’anonymat et à l’indifférence médiatique ?
      Une interdiction aux moins de 18 ans (qui reste une classification lourde de conscéquences, qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit) est autrement plus pénalisante pour un film aux visées plus commerciales, comme a pu l’être ‘Saw 3′ par exemple.

    2. M.S a dit:

      En fait, par défaut la classification -18ans réduit les chances de diffusion d’un film :
      - réduction du public visé (…)
      - non-prise de risques de la part des cinémas (comme parallèle, prend l’exemple du film Halloween, refusé par UGC)
      = assimilé à un geste de censure (puisque empêche l’exploitation du film) = projection-débat 20 jours après sa sortie (alors que même ma voisine en a oublié jusqu’à l’existence du film).

      Pour ce qui est de la diffusion TV ou dvd, j’en ai aucune idée ! Peut-être que le film sera édité par Cinémalta (suffit de reprendre l’exemple de la sortie en salles du roman porno Madame Yoshino en 2005… qui devrait atterrir en dvd… un jour en 2008 ?).

      L’intérêt de cette “censure”, c’est d’offrir une identité à un truc que tlm ignore (à juste raison - il n’est pas disponible légalement). Tout au mieux, Wakamatsu est connu d’une poignée de cinéphiles ou de curieux qui l’ont découvert ces dernières années (son passage à St Denis début 2006)… Fournir d’emblée un objet culte et interdit à de quoi intéresser n’importe qui (après tout qui n’a jamais cherché à voir des films peu connus ayant une aura culte ?).

      Pour le débat, son thème est “Censure et liberté d’expression”. Moi, ce qui m’intéresse c’est le film, c’est Wakamatsu, pas les déboires d’un distributeur français racontés par une bande de spécialistes autour d’un non-débat.

      Quitte à creuser le filon du film subversif érotique japonais, autant s’intéresser au genre et sa construction, à sa signification, à ses codes et son approche de la société… plutôt que de sombrer exactement dans le type d’action ridiculisée par Wakamatsu… du débat de poules révolutionnaires et inconséquents (je reprends l’exemple de ma voisine, c’est bon elle est définitivement passée à autre chose).

      Ta question est intéréssante, si tu vas au débat, place là. Au moins, sur place, tu es sûr d’obtenir un début de réponse, après tout, il y aura des gens du métier et peut-être même le distributeur !

      Enfin, heureusement qu’il y a ce débat, j’avais moi aussi zappé le film (oups) !

    Réagissez !