8 raisons de découvrir Quand l’embryon… (1966)

8 raisons de découvrir Quand l'embryon... (1966)
Quand l’embryon part braconner (1966)

Le film sort dans les salles françaises ce 3 Octobre 2007 (Zootrope Films).
Pourquoi aller voir ce film ? Vous hésitez ? Ces 8 bonnes raisons sont pour vous.

1 - Le titre : Quand l’embryon part braconner. Mais quel film se cache derrière ce titre ?
2 - Le genre : Érotisme japonais. Et qu’est qu’un embryon vient faire là-dedans ?

8 raisons de découvrir Quand l'embryon... (1966)

3 - L’histoire : Un homme soumet une femme à ses pulsions sadiques. Érotisme + Domination ?!
4 - Les personnages : Dominateur pervers rencontre jeune innocente pour soirée saignante avec cocktail SM offert (fouet en option). Sadisme et violence gratuite ?

8 raisons de découvrir Quand l'embryon... (1966)

5 - La critique du capitalisme : Le patron torture son employée. Une lutte des classes en mode érotique ?
6 - La critique de la société : Mal-être des hommes, soumission des femmes. Mais c’est vraiment un film érotique ?

8 raisons de découvrir Quand l'embryon... (1966)

7 - Le réalisateur : Koji Wakamatsu. Anarchiste exploitant l’érotisme comme tract politique. Anarchisme + Érotisme + Politique ?!
8 - Tour de Force : Des tonnes d’idées pour un film réalisé dans une chambre. L’ingéniosité comme moteur du spectacle ?

Retrouvez la critique du film pour en savoir plus.

Bonne découverte !

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Publié le 29 septembre 2007
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Publié dans Actualité
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    7 Réactions sur “8 raisons de découvrir Quand l’embryon… (1966)”

    1. Jerome a dit:

      moi je veux bien le voir ce film mais comment ??? mon cinéma diffuse que des blockbouzters ! c’est qu’un non évènement pour parigos, pff les bobos

    2. Carth a dit:

      Il est délicat de dire si Quand l’Embryon…est un film politique. De ce fait, dire que le patron torture son employée est sans doute subjectif comme raisonnement, car si l’on en croit sa biographie, les tribulations politiques de Wakamatsu et Adachi ne viendront qu’après.

      De même, la soumission des femmes n’est pas la finalité, on la voit très souvent se révolter contre son bourreau. Dans le genre, préférez Masumura.

    3. M.S a dit:

      L’Amour derrière les murs - 1965

      Ton pote Joseph me perturbe là, désolé je peux pas…

      Je pense que la soumission ou la révolte sont traitées sur un ordre politique chez Wakamatsu quand Masumura se place dans une approche émotionelle (sensitive ?).

      Pour ce qui est de la femme, la plupart du temps Wakamatsu l’a coince dans un statut d’objet sexuel, qui pour gagner en humanité doit faire “don” de son corps à la révolte (voir Sex Jack ou L’Extase des anges).

      Wakamatsu et Masumura rêvent bien de liberté, mais d’une façon opposée :
      - L’un voit la liberté dans “l’action révolutionnaire” (remise en cause d’un système, de la “révolution” aussi).
      - L’autre dans la possibilité des individus à vivre pleinement leurs émotions (leur humanité) sans tenir compte de la société (sorte d’aliénation dans un microcosme -> La Bête Aveugle ?).

      Carth, tu sembles toujours pas décidé à voir d’autres Wakamatsu ;p
      Par contre pour Masumura… c’était bien la rétro ?

      Jerome> Ici et là, des sous-titres anglais sont disponibles… L’occasion pour toi de devenir un de ces “bobos provinciaux” !

    4. Carth a dit:

      Ton raisonnement est très intéressant. Je relirai tes critiques une fois d’autres Wakamatsu regardés (si si, je vais m’y mettre, il me faut juste un peu de temps ^^)

      Sinon, pour la rétro Masumura, je n’en ai vu que deux pour l’instant (Femmes de champions, La voiture d’essai noire) la faute à une emploi du temps très chargé et un joli festival du cinéma chinois. Je vais même avoir du mal à voir les autres puisque la Rétro Nikkatsu débarque bientôt…:’/

    5. M.S a dit:

      En y réfléchissant un peu plus, je trouve qu’Embryon dévoile déjà bien violemment un sous-texte politique (plus généralement renvoyant à l’état de la société).

      Au niveau des rapports entre les personnages :
      - Homme / Femme (société “machiste”)
      - Patron / Salarié (société capitaliste)

      Dans cette société, il y a donc une hiérarchisation importante des gens, c’est-à-dire qu’ils sont contenus dans des cases. Et c’est de cette situation que naît la violence, qu’ils se bouffent entre eux (pour se libérer ? par nostalgie d’un temps libre ?).

      Placer l’action du film dans un appartement (carrément même une chambre), c’est recréer une sphère (la société, ou le ventre de la mère, symbole plus clair ?). C’est aussi montrer à quel point les individus étouffent et virent à la folie.

      Finalement, au lieu de s’entretuer ou de vouloir renaître en asservissant d’autres personnes, à ses désirs (comme l’homme, non ?), les gens pourraient utiliser leur violente rage interne pour secouer la société. Avec Embryon, la liberté est déjà envisagée comme une action individuelle (et non oeuvre d’un groupe, signe que Wakamatsu - ou Adachi - a compris la faillite d’un mouvement à pouvoir remettre en cause un système.

      Pourquoi ? Parce que dès que ce mouvement va “posséder” une once de pouvoir, il va virer fou et vouloir à son tour asservir les autres à sa vision - comme l’homme ? D’où le sado-masochisme du personnage :
      pour parvenir à son but, il doit aussi le trahir (in)consciemment (en sachant qu’on peut rajouter à son attitude l’importance de la nostalgie, vouloir revivre éternellement un évènement mort, c’est-à-dire d’être incapable de passer à autre chose).

      (pour la rétro & le festival, tu prévois un compte rendu ? Enfin selon ce que t’as vu… J’aurais bien aimé pouvoir m’offrir une tente proche de la cinémathèque ou de la MCJP).

      (je me suis un peu laissé porter par mes idées ^^’)

    6. Carth a dit:

      >>Placer l’action du film dans un appartement (carrément même une chambre), c’est recréer une sphère (la société, ou le ventre de la mère, symbole plus clair ?). C’est aussi montrer à quel point les individus étouffent et virent à la folie.

      Là je pense que tout le monde est d’accord. Ca peut aussi évoquer plein d’autres chose, peut-être même contradictoires à ce que tu avances, à ce que j’avance aussi. La lecture de ce film peut-être infinie. De mon côté je pensais que Wakamatsu voulait illustrer dans un certain sens l’insécurité permanente (en sus de la révolte du personnage de Sadao) aussi bien en extérieur (les avances, les pleins dragues à l’inconnu) qu’en intérieur (alors qu’une maison est sensée être un refuge, elle est ici salle de torture), un peu comme l’avait fait Hideaki Anno avec le délirant et TRES conseillable “Love & Pop”. Dans ce film, le cinéaste critique ouvertement les fameux speed-dating par téléphone avec rencontres d’inconnus dans la rue. Si elles paraissent “propres” à la première approche, on ne sait jamais ce qu’elles cachent dans leur dos.

      Mais Anno est loin d’être un wakamatsu (sans prendre de risque, je le suppose) et la comparaison s’arrête donc là….

    7. M.S a dit:

      Ton idée est excellente !
      Faut dire que Wakamatsu a pas souvent eu l’occaz d’avoir de gros budgets dans de beaux studios, et donc que la plupart de ses films se déroulent dans des lieux clos parfaitement délimités de l’extérieur (un appartement, un toit… le plus courant et facile quoi). La connotation de ces endroits varient légèrement, on reste dans l’idée d’une zone de sévices sexuels (torture, viol ou simplement plan cul) dans laquelle les individus ont tendance à se protéger, à s’enfermer (genre Saison de la Terreur, l’étudiant sort à peine plus de 2min dehors par jour !). Voilà, même avec des contraintes (à commencer par sa spécialité, le pinku) il a été capable de faire un boulot remarquable très loin d’un film érotique aux ras des paquerettes (M6).

      Je pense qu’il y a moyen de trouver une cohérence à toutes ces idées (d’après ce que j’ai vu, ça me semble pas si contradictoire que ça, chez tous les réa, on retrouve des codes et une logique régulière).

      Pour ta comparaison, malgré les différences d’approche, les deux sont des japonais ayant vécu à une période particulière, des thématiques doivent se retrouver (après tout les mystères de l’esprit humain, c’est pas un sujet si récent, c’est presque universel).

      Avec tout ça, est ce que Wakamatsu tente d’autres curieux ?

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