La jeunesse se drogue dans les couloirs du métro :
Dans l’indifférence des passants, la jeunesse s’enferme dans la passivité, elle plane. Il n’y a qu’un campagnard pour oser briser cette indifférence et aborder ces jeunes drogués. Mais l’intérêt de cet extrait, c’est sa seconde partie, dès que les jeunes s’en vont. L’homme se retrouve seul, il interpelle les passants. Koji Wakamatsu doit sans doute filmer sans autorisation, la caméra permet de créer un spectacle qui attire la curiosité des passants. Les gens se regroupent mais essayent de garder une distance avec l’acteur, certains rigolent timidement ou s’échappent le plus vite possible.
Ce côté spontané est tout aussi horrible que la première partie de la scène avec la jeunesse droguée. Parce qu’ici, le fossé entre l’acteur en quête d’aide et les gens vire au spectacle de rue, ils se désintéressent de cet homme et regardent la caméra. Personne n’ose vraiment écouter l’acteur, même l’aider à se remettre debout. Wakamatsu confronte simplement la réalité avec sa vision, ces passants peuvent appartenir à un flux incessant, ils n’en restent pas moins passifs, comme la jeunesse.
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