A bourgeois becomes impotent and tries to wake up his desire.
Aka The Key, Kagi, L’Étrange Obsession
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marrant que tu en reparles. Il fait partie des films que je voulais voir durant la semaine (j’ai enfin réussi à la recuperer). Un avis bientot, donc.
je serais bien preneur d’un avis comparatif de qlq’un ayant lu le livre, apparemment qlq éléments centraux diffèrent sensiblement ..ou alors je confond avec le Kumashiro (j’ai lu le livre, pas vu le Ichikawa)
Je sais qu’il y a la version de Kumashiro, celui d’Ichikawa, celui de Toshiharu Ikeda (premier film “meanstream” à montrer de manière officielle du full-frontal sans caches) et aussi La Cléf de Tinto Brass.
Je pense que La Confession Impudique (titre français du roman) de Tanizaki est le roman modérne plus adapté (je dis bien “modérne” et non pas les récits historiques comme Musashi, les 47 Ronin ou les Doubles Suicides)…
oui, mais tu répond pas à ma question
(il y aussi une prod Wakamatsu!)
J’ai des souvenirs très vague du bouquin, mais je crois me rappeler qu’il y a une réelle ambiguité quant à savoir si l’homme sait vraiment que sa femme lit son journal, j’ai cru lire que le film était bcp moins subtil sur ce point (ou alors je mélange tout et raconte n’importe quoi, refresh needed!)
Lu le livre mais il y a longtemps, et vue le Ishikawa récemment.
A mon avis, du strict point de vue de l’adaptation c’est raté, peut-être dans la lettre, sûrement dans l’esprit.
L’oeuvre de Tanizaki semble ici vue à travers une lorgnette sarcastique et moralisatrice. C’est une plongée sur un panier de crabes, et l’absence d’incarnation de la passion est à mon sens révélatrice. Les mouvements du coeur et du corps du roman originel deviennent ici mécaniques tandis que les réactions calculées et les jeux d’influences prennent de l’importance.
Il m’a semblé que les sujet du film et du livre n’étaient pas les mêmes.
J’ai plutôt l’impression d’une chronique sociale cruelle et désabusée : une famille aisée et décadente infiltrée par un arriviste, les relations “amoureuses” (on hésite à les qualifier ainsi au vu des motivations des protagonistes) n’étant que le catalyseur de leur déchéance inévitable.
5 ans plus tard, avec son Manji, Masumura rendra bien plus sérieusement l’univers des passions particulier de Tanizaki.
D’ailleurs Manji reste un film magnifique aujourd’hui, tandis que le Kagi d’Ishikawa est à l’image de son propos : un peu racorni.
@ Martin : Ishikawa a balancé le journal aux orties, simplement.
@riton:
ah oui, effectivement, ça change pas mal de choses, j’avais du mal à reconnaitre le sujet du bouquin dans les reviews du net!
(j’ai retrouvé qlq notes dans le bouquin de Richie) Slocombe dit du film que c’est un trahison du roman, une version hyper-simplifiée et que le meurtrier change (ici c’est la domestique)
TOTAL SPOILERS A SUIVRE !!!!
>>>>>>>>>Dans le film d’Ishikawa le mari meurt du fait de sa propre volonté, mais par l’entremise de sa femme (qui se réjouit franchement de son décès). Mais à la fin c’est effectivement la domestique qui assassine le reste de la “famille”, bien que la fille essaie d’en faire autant au même moment et par les mêmes moyens.>>>>>>>>>>>>
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