Crazy Lee – 2008 – Ryoo Seung-wan

# Cinéma Coréen4 Comments

Dachimawa Lee - 2008 - Ryoo Seung-wan

Dachimawa Lee, la classe incarnée. Agent secret, bourreau des coeurs, son rire gras et ses cheveux gominés ne résistent à personne. Le James Bond Coréen :

Oubliez le sérieux plombant d’un Quantum of Solace, Dachimawa Lee est une comédie parodique dans la continuité d’un Max, la menace. Ce 007 Coréen est un magnifique poseur qui impose le respect par sa seule présence. Avec toujours la bonne réplique (un chien assoiffé doit boire), sa classe côtoie le grotesque.

Mais l’heure est grave, il doit retrouver une statue en or contenant les noms de tous les agents secrets coréens, forcé de se rendre en Mandchourie Occupée par les Japonais pour déjouer un vaste complot. Évidemment, qu’il soit en Chine ou aux Etats-Unis, Dachimawa Lee maîtrise toujours la langue locale.

Dachimawa Lee - 2008 - Ryoo Seung-wan

Et si ses partenaires sont toujours des femmes, il se défend au maximum de faire le Don Juan. Son travail, sa vie, c’est sa patrie, d’ailleurs il n’hésitera pas à le chanter. Pour défendre son pays, l’agent secret aura le droit à plusieurs gadgets complètement cons, d’un flingue massu inutilisable (comprenez que le barillet est bouché par des poids), à un chewing-gum rendant l’haleine paradisiaque pour finir avec un bidet portable (l’hygiène partout, n’importe où).

Figure grotesque, le film navigue donc dans un surjeu kitch volontaire. Comme ces femmes amoureuses qui agissent comme des petites enfants, ou encore quand Dachimawa Lee pleure (c’est plus une tempête avec de l’orage – bon appétit) la mort d’un agent… Et les étrangers du film – Chinois/Japonais sont tous des grosses caricatures, avec des accents poussifs et des tronches pas possibles (le Militaire Japonais avec ses dents pourries !).

Dachimawa Lee - 2008 - Ryoo Seung-wan

Dans cette parodie, si l’on trouve des références explicites à certains James Bond (les nuits filmées de jour !), ou encore à Jason Bourne (le trou de mémoire !), on pourra être surpris de découvrir un passage complet revisitant The Blade qui se termine par une scène d’action haute en voltige à vous faire perdre la tête (des moments qui nous rappellent que le film est réalisé par Ryoo Seung-wan – The City of Violence) Sympa et inattendu !

Néanmoins, le film connaît des baisses de rythme avec quelques faux retournements rallongeant la durée de l’histoire – même si cette idée est bonne (c’est quand même le truc grotesque par excellence). Bref, la machine comique fait par moment du surplace tant l’histoire est bateau – un problème récurrent chez ce genre de production. À force de chercher l’humour partout, le film délaisse son histoire.

Dachimawa Lee est un divertissement loufoque qui ne décolle pas malgré son univers décalé, son humour sympathique (la pilule de cyanure est une bombe !) et un acteur principal excellent.

2,5/6

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1 Carth December 16, 2008 at 4:54 pm

“Dachimawa Lee est un divertissement loufoque qui ne décolle pas”

Tiens tiens, le même sentiment éprouvé pour City of Violence. Etant à présent sur paris, si le dvd n’est pas trop cher je pourrais me laisser tenter…avec Le Bon La Brute et le Cinglé et le festival du film coréen à Paris, les fêtes de fin d’année vont être très …”calmes”.

2 happy December 17, 2008 at 9:11 am

Version “longue” de son précédent (sympahtique) moyen métrage de même nom “présent sur le DVD coréen de “Die Bad”.
Le film sortira l’année prochaine en DVD par WILD SIDE.
Le film reprend également de très nombreuses références à bon nombre de classiques du cinéma d’action coréen des années 1960, ainsi que d’autres (parodies de) films d’agents secrets de l’après-période de “James Bond”.

Quant à l’hommage à “Blade”, Ryu ne s’est jamais caché de sa profonde passion pour le cinéma d’action HK et du cinéma d’action tout court.

3 Michael December 17, 2008 at 10:53 am

Le côté référentiel aux films coréens des 60′s/70′s est vendu comme tel depuis le début du projet, sans plus d’infos…

On sait juste que la caricature des japonais étaient une réalité dans les années 70, quand les produits Japonais étaient bannis de Corée. Donc dans les films on se retrouvait avec des coréens parlant avec un horrible accent japonais.

(la scène à la Blade, c’est la renaissance de l’espion, et c’est la meilleure scène d’action du film)

4 Carth December 17, 2008 at 12:01 pm

Références au cinéma d’action coréen des années 60? Ca va être dur de les repérer tant on ne connait pas grand chose, je pense, de ce cinéma…

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