
Je me demande depuis combien de temps la contemplation s’est imposée comme un presque standard au cœur du Cinéma Japonais ?
Cette question fait suite à ma découverte depuis le début du mois de plusieurs films japonais récents, tous cités comme des immanquables par la presse/les spectateurs (autant voir des bons trucs)…
Des films qui usent et abusent presque tous de la contemplation sans avoir rien à raconter (ça tourne à vide passé 30min – les réussites sont très rares). Avec cette impression que l’émotion existe avant tout par l’interprétation du spectateur avant d’exister par l’histoire.
Ce qu’il y a de bien, c’est qu’une B.A de 2min résume tous les enjeux d’un film d’1h40 avec plus de dynamisme et d’efficacité dans le traitement… ?!?












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C’est une contrefaçon intellectuelle pour passer dans les festivals en europe. Les mondains pédants européens aiment être flatté.
Sandler > je serai pas si dur. Même s’il y a forcément, chez certains, un formatage dans l’idée “faisons un film contemplatif ça s’exportera”, la contemplation dans les films japonais ça date pas d’hier.
Mais je pense que dans le constat que fait Michael le problème est inverse. D’ailleurs tout est dans sa phrase “tous cités comme des immanquables par la presse/les spectateurs“. On en revient à l’éternel débat sur la représentativité de la distribution française (européenne), en particulier des festivals. On sait tous que dans les festivals on aime bien, surtout quand cela vient d’une Asie qu’on fantasme “zen”, les films d’auteurs chiants où y se passe que dalle.
(cela dit, parfois c’est bien !)
PS : je voudrais surtout pas troller (pas mon genre !)(et pis mince c’est toi qui commence, je ne fais que tomber dans le panneau) mais quand même, “ce qu’il y a de bien, c’est qu’une B.A de 2min résume tous les enjeux d’un film d’1h40 avec plus de dynamisme et d’efficacité dans le traitement” c’est oublier qu’un film ne se résume pas à des thèmes, ou encore que le temps est un élément fondamental du rythme (précisons que je suis pas forcément fan d’un Tsai Ming-Liang qui tient absolument à voir son personnage fumer sa clope en entier).
A ce petit jeu, si le cinéma doit se réduire à “résumer les enjeux” il vaut mieux lire les dossiers de presse (ou on apprend qu’entre tradition et modernité ces gens ordinaires essayent de trouver une place dans une vie citadine oppressante et patati patata) que voir les films.
“la représentativité de la distribution française (européenne)”
Même chez des consultants au Japon, les tops sont tristes. Je prends pour exemple celui du Japan Times pour 2007 (j’ai hâte de voir celui de cette année d’ailleurs).
“la contemplation dans les films japonais ça date pas d’hier”
Quel film (japonais ou occidental) a pu avoir autant d’influence pour marquer une partie de la production actuelle ?
“encore que le temps est un élément fondamental du rythme ”
Bien sûr, c’est une blague pour faire ressortir le côté en toc de ces films qui plongent dans la contemplation par amour de la poésie et compagnie.
> ” Quel film (japonais ou occidental) a pu avoir autant d’influence pour marquer une partie de la production actuelle ? ”
Là, tu poses LA grande question !
(même si il n’y a sans doute pas eu UN film, mais il serait intéressant de remonter un peu, pour voir si effectivement il y a eu un “tournant historique”)
Dans le top 10 j’en ai vu la moitié, plus deux autres dont je connais les réals et donc extrapole un peu sur ce à quoi ça ressemble. Il n’y a en effet pas de films hyper rapides (cela dit les deux premiers ne sont pas forcément des films “calmes”) mais à part le Shinkai (qui est très beau pour peu qu’on aime les truc nian-nian) et le Kawase c’est pas ce que j’appellerais des films “contemplatifs”.
(on est long par exemple de la “radicalité” de Megane : une heure trente avec des types qui mangent de la glace pilée !)(le pire, c’est que c’est bien)