The Underdog Knight – 2008 – Ding Shen

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The Underdog Knight - 2008 - Ding Shen

Quand Forest Gump s’exile en Chine, ça donne The Underdog Knight. Un ex-soldat simplet conserve ses habitudes militaires pour combattre les méchants. Il croise la route d’un gangster HK, attaché à un code moral, qui s’apprête à voler une antiquité…

Quand on va à l’armée en Chine, on en ressort pas indemne. Mais on en garde à jamais sa droiture, son respect et son amour de la patrie. À tel point que Lao, même après un grave accident cérébral, poursuit son devoir de soldat et défend la veuve et l’orphelin des méchants. Avec sa lance, sa force et sa rigueur, personne ne lui résiste. Au fond, c’est un bon gars.

Mais voilà, le traitement du personnage est caricatural, on lui colle une copine pour la sensibilité, des problèmes secondaires niais pour l’action et une famille qu’on fait rapidement disparaître du film. À ces scènes viennent d’ajouter l’histoire du gangster HK et des policiers chargés de l’enquête. Le tout imbriqué avec une finesse très relative.

The Underdog Knight - 2008 - Ding Shen

Oui, mais l’action ! Il y a bien quelques scènes où ça bastonne, mais entre la caméra tremblotante, les ralentis et des bruitages à la ramasse, l’action ressemble à rien. Difficile aussi de prendre peur pour notre ex-soldat qui devient rapidement insupportable de niaiserie : sa voix-off, ses répliques… C’est la même chose pendant tout le film (grosso-modo : “Les méchants sont méchants”).

Oui, mais l’humanité ! L’idée géniale, c’était d’ajouter à l’histoire un enfant de 10 ans et une petite copine perdue. De quoi faire apparaître, d’un côté l’innocence de l’ex-soldat, de et l’autre, sa difficulté à gérer avec ses sentiments. Vu le manque générale de subtilité du film, on pourrait presque en déduire que l’ex-soldat préfère les enfants aux femmes.

The Underdog Knight - 2008 - Ding Shen

Puis finalement, le prétexte du film, le vol de l’antiquité. Soit une histoire complètement banale qui tient surtout par la présence d’Anthony Wong. Un gangster qui passe son temps à répéter que les “professionnels ne tuent pas”. Cette intrigue tient vraiment du remplissage bâtard, avec son flic traumatisé poursuivant les méchants gangsters… Tout ça pour sortir les gros moyens lors du final, avec le SWAT façon gros film américain. L’épate quoi.

The Underdog Knight stagne et donne l’impression d’un film à l’idée de départ sympa mais qui incapable de la développer, nous plonge dans du n’importe quoi sans intérêt essayant de nous en mettre plein les yeux. Sa subtilité et son pathos – les musiques sont lourdes – achèvent les quelques restes d’espoirs

0,5/6

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1 wolonn September 5, 2010 at 5:16 pm

j’ai très bien aimer ce film faut si faire pas mal .

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