
Revenons rapidement, et clairement, sur les 1ères minutes de ce grand film réalisé par l’immanquable Masaki Kobayashi. Pour se faire, allons à l’essentiel :
Des pierres ouvrent le film, c’est l’image d’un régime féodal carré et bien enraciné. D’ailleurs, pour preuve ces pierres sont les fondations d’un Château gigantesque. Mais vide. De multiples plans sur les toitures nous indiquent du côté torturé, compliqué de cette infrastructure. Un générique présentant le cadre de l’histoire avec efficacité donc.
Après la Structure vient l’aspect humain et spirituel. D’abord le sabre, un des symboles fondateurs du régime, qu’une mise au point relie au porteur, le samouraï. Est-ce un combat dangereux ? Oui, il fait face à un mannequin de paille. Retour de la mise au point, du samouraï au sabre. La gravité retombe, ces symboles sont morts.
C’est ainsi qu’en seulement quelques plans, Masaki Kobayashi résume la situation de son histoire, posant avec subtilité les graines du drame à venir : où est l’homme dans toute cette mascarade ?












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