
Qui aurait pu croire qu’un thriller – sorti le jour de la St Valentin – devienne le 2nd plus gros succès de cette année 2008 en Corée du Sud ? Pendant qu’ailleurs, dans un petit pays méconnu, des Ch’tis illuminaient un hiver bien terne…
Oublions les blagues de nos amis du Nord. Ici, l’ambiance est tendue, un mac part à la recherche d’un de ses “protégées”, devenue victime d’un serial killer très respectable. Premier constat, le perso principal est mac comme d’autres sont charcutiers. C’est un boulot comme un autre. Cet ex-flic a fait une bonne reconversion… ? Second constat, ça jure énormément, clope au bec assurée. Bref, on dit pas “hein”, on dit merde.

Le problème de ce mac, c’est qu’il a beau aimer sa protégée, sa disparition n’intéresse personne. Les médias préfèrent s’intéresser à un politicien qui au détour d’une visite, s’est pris un seau de merde dans la tronche (hein ?). C’est vrai qu’un serial killer, c’est plutôt secondaire. Même si c’est loin d’être son 1er coup. Faut pas croire, les policiers sont très efficaces… pour mettre des amendes sur les voitures des disparues.
La tension s’installe, un mac rustre part seul retrouver ce fameux client serial killer mais arrivera-t-il à temps pour sauver sa protégée ? L’histoire se déroule sur moins de 24h, et à manière d’un marathon, le mac sera obligé de dépasser ses limites. De là se pose une autre question, qui deviendra le pire, le mac ou le serial killer ?

Car notre serial killer est un homme tout à fait respectable, vivant dans un quartier calme sans histoire. Et il va devenir à son tour, une proie. Celle du mac. Une fois que ce dernier aura trouvé le tueur, il va le harceler. Inversant ainsi la tendance originale… pour mieux renforcer la tension.
Pendant que le tueur sera au commissariat, innocent aux yeux des policiers, le mac aura l’occasion de péter les plombs. Comment prouver qu’il est le tueur quand il n’y a aucune preuve, et que la protégée reste introuvable ? La violence explose, et le tueur se fait casser la gueule dans les locaux de la police. Certains laissent faire, histoire de… C’est plutôt osée de montrer ça, non ?

Dans son mécanisme, The Chaser fait écho au Silence des agneaux avec une mise en scène jouant sur l’attente et la surprise… À plusieurs moments, le film coréen emprunte des idées de montage au film américain, et même si l’on connaît ces rouages, ça reste efficace. De même pour cette rage qui vient d’une frustration de voir le tueur devenir une pauvre victime innocente d’un harcellement aux yeux de la justice.
Si le film se perd un peu dans sa seconde partie, avec l’apparition de la petite fille, il reste un divertissement efficace en marge d’une production nationale plus aseptisée. Une virée jusqu’au-boutiste dans les recoins sombres de la Corée du Sud…













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Bonjour, ce film fut une des bonnes surprises de ce premier semestre 2009. C’est dur et violent mais il y a un peu d’humanité grâce à la relation entre le mac et la petite fille. Le suspense est haletant. Je conseille mais quelques scènes dures (mon billet du 19/06/09). Bonne journée.