
À la lecture de cet article sur la tendance actuelle des héros “Fifils à sa Moman” des grosses productions, je me suis dis que ce serait sympa de jeter un oeil du côté du Japon.
Que sont devenus les Héros du Cinéma Japonais ?
Dans les années 60/70, le Japon comme les Etats-Unis voire même la France, avait ses grandes gueules de cinéma. De John Wayne à Toshiro Mifune, il n’y aurait qu’un pas ?
Des héros à la gueule marquée, au charisme bien posé. Mais surtout, des héros qui incarnaient – comme le souligne le Compagnon Geek – l’indépendance, la force, la maturité. N’oublions pas que le phénomène des “molles gouapes en queue de puberté” aka les starlettes à la peau lisse à faire crier les jeunes pré-adolescentes existaient aussi.

Vagabond de Tokyo : L’absurde starlette
Le studio de la Nikkatsu est un superbe exemple d’usine à créer des belles gueules charismatiques pour ses films ciblant… un public jeune. Mais même si Akira Kobayashi, Tetsuya Watari et autres étaient de jeunes gueules lisses, leurs personnages restaient indépendants et affirmés.
Il faut dire qu’avec les années 60, la jeunesse s’impose un peu partout, et impose des changements drastiques à une société figée d’après-guerre. Encore une fois, notons que cette jeunesse à un caractère, elle fait sa révolution. Comme chacun sait, ce n’est pas un dinée de gala. Un sourire ne suffit pas.
Aujourd’hui, avec les idoles et autres vedettes de 14 ans en carton qui inondent par tous les moyens les cerveaux des spectateurs, le sourire et l’apparence se sont imposés comme une finalité. Il y a dans ces produits l’image d’une jeunesse (photoshoppé) qui aime la Nature, les animaux, et déteste profondément la bêtise humaine.
Quel risque pour le passage au grand écran ? L’idole reste ce qu’elle est, sous un faux air de personne proche de vous. Et plus généralement, ces personnages sont souvent désincarnés et jetés dans des histoires à coup de réalisme vomitif… nous faisant oublier l’époque d’un Shintaro Katsu où le spectacle n’était uniquement synonyme de produit dérivé.

Crows Zero : BOUGE TES CHEVEUX !
Le paradoxe, c’est que les jeunes starlettes de la Nikkatsu ont aujourd’hui 50/60 ans. Elles sont toujours actives, mais ont perdu de leur panache, de leur force. Elles arpentent les rues désertes des Drama, sans rôle véritablement fort.
C’est un très rapide rappel, et je m’excuse de n’avoir pas plonger dans les théories Freudiennes, mais est-ce qu’il y a besoin de chercher une théorie pour rationaliser ce “jeunisme actuel” (lié à des films plats qui font un succès, cf. Hana Yori Dango Final) ? Après tout, l’homme comme l’image existaient avant Freud, ou Jung. Leurs besoins, leurs illusions aussi (dans nos contes traditionnels, la beauté est souvent synonyme de danger).












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Tu t’es planté sur la troisième image ^^
(de mon coté, je ne sais pas trop quoi penser de cette “fiston à maman-ification” du héros et sans doute suis-je le produit de la génération évoquée par Rafik Djoumi, mais le fait est que je n’arrive à m’identifier qu’à des femmes ou presque, donc tu penses bien que l’ultra-phalisme james-dondien…)