Tokyo FILMeX 2008 : Rétro Koreyoshi Kurahara !

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Tokyo FILMeX 2008 : Rétro Koreyoshi Kurahara !

Cette année le Tokyo FILMeX met à l’honneur 12 films de Koreyoshi Kurahara.

Présentation d’un programme alléchant :

Tokyo FILMeX 2008 : Rétro Koreyoshi Kurahara !
The Third Dead Angle (1959, Daisan no Shikaku)

Drame sur fond d’espionnage industriel, s’intéressant au conflit entre l’individu et les organisations. À rapprocher de La voiture d’essai noire ?

Tokyo FILMeX 2008 : Rétro Koreyoshi Kurahara !
The Woman from the Sea (1959, Kaitei kara kita Onna)

Une histoire d’amour entre un jeune homme et une étrange jeune femme mangeant des poissons vivant. Dans la lignée des films de la Tribu du Soleil ?

Tokyo FILMeX 2008 : Rétro Koreyoshi Kurahara !
The Road to Hell (1959, Jigoku no Magarikado)

Un groom prévoit de piquer un large butin relié à une affaire de corruption.

Tokyo FILMeX 2008 : Rétro Koreyoshi Kurahara !
The Time of Youth (1959, Warera no Jidai)

Un étudiant espère quitter le Japon tandis que son jeune frère, musicien, veut se révolter contre le système social. Les troubles de la jeunesse japonaise d’époque, à la façon d’un Évasion du Japon ?

Tokyo FILMeX 2008 : Rétro Koreyoshi Kurahara !
Intimidation (1960, Aru Kyohaku)

Un banquier est sur le point d’être promu quand un gang le fait chanter pour qu’il participe à un casse. Apparemment un chef d’oeuvre du film noir à la tension psychologique insoutenable.

Tokyo FILMeX 2008 : Rétro Koreyoshi Kurahara !
The Warped Ones (1960, Kyonetsu no Kisetsu)

La dérive de jeunes japonais. Caméra à l’épaule et jazz au rendez-vous !

Tokyo FILMeX 2008 : Rétro Koreyoshi Kurahara !
I Hate But Love (1962, Nikui Anchikusho)

Le road movie d’un couple poursuivis par une horde de journalistes.

Tokyo FILMeX 2008 : Rétro Koreyoshi Kurahara !
Glass-Hearted Johnny (1962, Garasu no Jonii Yaju no youni Miete)

Portrait de l’amour naïf d’une jeune femme pour un homme froid et violent.

Tokyo FILMeX 2008 : Rétro Koreyoshi Kurahara !
Black Sun (1964, Kuroi Taiyo)

Amitié entre un japonais et un soldat noir américain. L’anti-La bête à nourrir ?

Tokyo FILMeX 2008 : Rétro Koreyoshi Kurahara !
The Flame of Devotion (1964, Shuen)

Une histoire d’amour tragique sur fond de guerre. Comme La Femme de Seisaku ?

Tokyo FILMeX 2008 : Rétro Koreyoshi Kurahara !
Song of Dawn (1965, Yoake no Uta)

Une actrice frustrée par sa relation sans intérêt avec un homme marié, accepte un rôle qui fait échos à ses propres problèmes personnels.

Tokyo FILMeX 2008 : Rétro Koreyoshi Kurahara !
Thirst of Love (1967, Ai no Kawaki)

L’adaptation du roman de Yukio Mishima (Une soif d’amour), une jeune femme tombe amoureuse d’un paysan alors qu’elle vient de perdre son mari, et entretient une relation avec son beau père.

La rétro devrait être visible à Berlin en Février prochain !

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{ 6 comments… read them below or add one }

1 Martin October 8, 2008 at 3:09 pm

énorme!!! mais pourquoi donc les rétros du filmex ne sont donc pas reprises en dehors de berlin?!! on peut au pire espérer des DVD non-sous titrés.. c’est déjà ça

2 Martin October 8, 2008 at 3:34 pm

Sur Un type méprisable (i hate but love) et devotion ardente (flame of devotion (tiré de dvdclassik)

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Un type méprisable ( Koreyoshi Kurahara – 1962 )
Le programme de la MCJP vendait comme un film “mood action”, c’est surtout un road-movie intimiste qui offre une vision du couple et des médias d’autant plus pertinente qu’aucune leçon n’y est donnée. Le réalisateur se contente de suivre ses personnages sans jamais les juger. Aux spectateurs après d’y voir ou non un contenu.

L’histoire évoque donc Kita, une vedette de la TV dont sa maitresse est aussi sa secretaire. Après 3 ans de vie commune sans pour autant consommer leur union, Kita remet son couple en question. Lors d’une émission en direct, il se lance dans un défi autant par provocation que pour fuire sa maitresse : amener la jepp de l’épouse d’un medecin qui travaille dans une région reculée du Japon.

La mise en place des personnages et des éléments de l’intrigue est assez ongue ( près de 3/4 d’heure ) sans pour autant comprendre où celà va nous mener. Evidement ce n’est pas gratuit étant donné que le personnage lui-même ne sait pas où il va ni ce dont il a envie.
C’est assez brutalement et de manière complétement imprévisible qu’arrive donc le virage qui va conduire le film dans une direction complétement opposé.
Une fois sur la route, ça devient passionnant jusqu’à la dernière image, parsemé de thèmes aussi nombreux que denses ( dépassement de soi, abnégation, l’amour, les médias etc… ). Ce mélange film d’aventures/drame intimiste rapelle ni plus ni moins que Richard Brooks ou John Huston. Un peu comme dans The african queen ( sans le rajout inutile de méchant ), plus le film avance, plus il tend vers une sorte d’abstraction narrative où seul prime l’évolution du couple. C’est vraiment trés fort et à ce titre la dénouement est trés étonnant voire amer. La voiture conduite à bon port, aucun sentiment de joie ni d’accomplissement, juste de la fatigue et du malaise. Seulement à ce moment, la morale peut être donnée “l’amour ne se vit pas que par les mots”. Il faut aussi le vivre physiquement. Ca peut paraitre naif évoqué comme ça mais la démonstration est autrement plus convainquante et moins barbante que Eyes wide shut par exemple :uhuh:

De plus le réalisateur a vraiment du style et du punch. Caméra à l’épaule sorti d’un documentaire improvisé embarquant le public à coup de longs plans toujours en mouvement qui occupe à merveille les espaces tant clos qu’ouvert. Je n’avais jamais entendu parlé de Koreyoshi Kurahara et c’est un gros coup de coeur.

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Dévotion ardente ( Koreyoshi Kurahara – 1964 )
Après un type méprisable, la confirmation que Karahara est un cinéaste qui mériterait rapidement une réhabilitation.
C’est un magnifique mélodrame à la beauté plastique saissante qui doit autant à une photo NB sublime et à la composition des plans souvent inventifs qui exploitent parfaitement le scope.
Mais le film n’est pas qu’esthétique, c’est surtout une trés belle histoire d’amour entre un pecheur que la guerre appelle et sa femme qui se morphond au pays. Ce qui étonne, c’est avant le talent du cinéaste à exploiter les rôles secondaires en une poignée de secondes pour créer une multidude de scènes à la fois simples et fortes ( le passage du train sur le pont surplombant la village ou le facteur que les gens méprisent pour les lettres qu’ils apportent ).
Cette force est de plus porté par une Ruriko Asaoka une nouvelle magnifique ( le film fut produit rien que pour elle ) qui sert un trés beau portrait de femme qui aime son mari au delà de tout.
C’est d’ailleurs un peu le souci du scénario qui en rajoute un peu trop dans le pathos sur le fin avec un dénouement ( prévisible ) à qui tarde à venir en se perdant dans quelques étapes inutiles.
Malgré ce défaut, c’est un oeuvre splendide peut être moins étonnante et déroutante qu’un type méprisable mais qui ne peut laisser indifférent.
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sur Warped One:
http://eigagogo.free.fr/Critiques/season_of_heat.htm
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Sur Johnny Glass
Inspired by Federico Fellini’s La Strada and a sharp departure from the Nikkatsu Action norm, Glass Johnny stars Shishido as a man who back a struggling rider in hopes to win big. In the meantime, he becomes the unwilling savior of a pure-hearted, simple-minded prostitute on the run from her pimp after her family sold her off.
Prior to Glass Johnny, Ashikawa’s portrayals of cute-but-spunky girls had won her a devoted male following–animator Hayao Miyazaki even later used her as a model for his anime heroines. In this film, however, she moves brazenly from childhood to womanhood, while following Giulietta Masina’s journey in La Strada from victimhood to transcendence.

http://www.youtube.com/watch?v=yTU8iVOAGA0

3 tekhos October 9, 2008 at 9:02 am

“Un type méprisable” et “Dévotion ardente” en effet vus à la rétrospective Nikkatsu à la MCJP. Le premier est très drôle avec une pointe de naïveté, le second plus touchant, notamment dans la première partie.

A noter qu’en faisant de rapides recherches sur le net le film “Shûen” entre autres n’apparaît pas dans la filmographie du réalisateur sur IMDB (comme quoi il faut parfois se méfier de l’exactitude et de l’exhaustivité de ce site bien qu’il soit souvent fort utile). De plus Koreyoshi Kurahara aurait co-réalisé avec Kinji Fukusaku “Seishun no mon” en 1981 et sa suite en 1982, est-ce que quelqu’un les a vu? Est-ce un remake de La barrière de chair” de Seijun Suzuki?

Autre remarque, le cinéaste a co-réalisé avec Roger Spottiswoode en 1995 le téléfilm “Hiroshima” rediffusé cet été sur Arte. Un très bon film nippo-canadien sur la tragédie de la bombe atomique, qui présente à la fois les évènements d’un point de vue militaire, stratégique et technique que d’un point de vue humain.

Tout ça pour dire que cette rétrospective est en effet bienvenue pour nous autres Occidentaux, bien à la peine au sujet des cinéastes japonais lorsque l’on sort des sentiers battus…

Si l’on croit aux miracles, la MCJP pourrait reprendre cette rétrospective, non? lol

4 Martin October 9, 2008 at 9:16 am

http://www.jmdb.ne.jp/person/p0244210.htm
Cela ferait donc 37 films au total donc 24 sur la periode 57-64.
Les retro du filmex ne sont jamais reprises autres part qu’à Berlin (et elles ne le sont que partiellement (Okamoto,Nakagawa, Shimizu, Yamamoto,..). La retro Shimizu a bien du aider a la sortie sous-titrée des coffrets DVD Jp, pour le reste …

5 Martin October 9, 2008 at 9:26 am

D’ailleurs sur Shimizu, il se murmure que 3 autres coffrets sous-titrés pourrait arriver.

6 Martin July 24, 2009 at 7:50 pm

3-parts coverage of the Kurahara FILMEX Retro:
http://www.theauteurs.com/notebook/posts/417

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