Idées : 3 films à découvrir en ce moment au cinéma !

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Idées : 3 films à découvrir en ce moment au cinéma !

Avec la rétro parisienne cinéma japonais – des grands maîtres à la nouvelle vague, c’est le bon moment pour aller faire quelques découvertes. Si vous ne savez pas trop quoi voir, je vous conseille déjà ces 3 films :

Le Harpe de Birmanie (1956)
Le Harpe de Birmanie de Kon Ichikawa (1956)
Lire une critique

C’est l’immanquable du mois, une perle humaniste sur fond de défaite. Sujet encore récent en 1956, Kon Ichikawa opte pour une approche douce et mélancolique, manière de faire prendre conscience d’un passé troublé pour mieux pouvoir construire l’avenir. L’histoire d’un soldat japonais qui loin de son unité, va découvrir les horreurs de la guerre – charniers, folie, indifférence – et dédier son existence à les soigner. Si l’ambiguité du propos, un Japon naïf qui découvre la guerre, dérange certains spectateurs, il vous faudra aller attendre de voir Feux dans la plaine.

L'île nue (1961)
L’île nue de Kaneto Shindo (1961)
Écouter le thème musical

Autre très grand film. Kaneto Shindo nous fait entrer dans le quotidien d’une famille de paysan vivant sur une petite île. Mais ici, pas de misérabilisme lourdingue, juste un quotidien parfaitement rythmé par une musique que vous risquez de garder longtemps en tête. La vie de ces paysans se compose de différentes obligations essentielles ; cultiver, planter, arroser, aller chercher de l’eau, s’occuper des enfants… Et parfois, il arrive qu’un drame vienne bousculer ce rythme lancinant, compliquer la vie déjà bien difficile de ces pauvres gens.

Voyage à Tokyo (1953)
Voyage à Tokyo de Yasujiro Ozu (1953)

Ozu avait l’oeil pour filmer les rapports humains, montrer l’hypocrisie, les mensonges, tout comme l’amour ou la mélancolie. À l’image de la sphère familiale. Ici, des parents âgés vont rendre visite à leurs enfants, mais les retrouvailles vont relever un constat difficile. Le fossé générationnel, la modernité, séparent déjà bien les parents de leurs enfants. Les discussions ont perdu de leur spontanéité, et certains sujets sont évités pour essayer de conserver un semblant d’ambiance. Ces difficultés de communication, Ozu les filme avec talent où parfois un simple regard, un simple geste veut tout dire. Évidemment, ces difficultés sont toujours d’actualité !

***

Bonnes découvertes !
Les autres conseils sont bienvenus – pour le bonheur des curieux !

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{ 14 comments… read them below or add one }

1 Flo July 19, 2008 at 9:36 pm

moué bof l’article, faudrait ptete faire dans le 9!!! pis si y a un film a voir c’est le Dark Knight faut etre logique un peu….

2 Carcharoth July 20, 2008 at 1:54 am

Mais qu’est ce qu’il dit lui ? On lui parle de merveilles japonaise il répond avec un Comics !
M’enfin t’as rien compris michael, faut faire dans le blockbuster, le fashion, le hype, le nouveaux, pas rester dans ces vieux films olalal, en plus c’est en noir et blanc et on comprend rien !

3 Carth July 20, 2008 at 11:01 am

Par contre, si les films cités par Michael sont de grands films, force est de constater que les distributeurs ne se prennent plus la tête à dégoter des films INEDITS en DVD, préférant brasser un catalogue déjà trouvable à la FNAC depuis des lustres. Comme le fait de resortir Hara Kiri en salle(s), une bonne idée certes, mais un film qui sera à priori vu par un “cercle” de cinéphiles ou par les quelques personnes âgées habitant sur Paris, désireuses de découvrir (ou redécouvrir?) le film alors qu’il ne savent pas qu’il est dispo depuis des lustres à la FNAC ou dans toute bonne médiathèque qui se respecte. Ce constat est véridique, voir la dernière rétro “DVD” Mizoguchi au Reflet Médicis par exemple.

Les sorties en salles doivent toujours être synonyme de surprise et d’exclusivité. Un grand film oublié de Kobayashi ou un inédit d’Ichikawa en DVD (toute zone confondue) valent mille fois plus qu’une éternelle reprise en salle d’un classique -certes- déjà disponible depuis des mois (le Ozu) ou deux ans (Hara Kiri). Après libre à chacun de claquer 6€ (au mieux) pour voir le film sur gr…moyen écran, je comprendrai. Mais que diable messieurs les distributeurs, proposez nous de l’inédit!

4 Carth July 20, 2008 at 11:03 am

Et zut, allez faire un tour au festival San Sebastian histoire de choper quelques copies !

5 Death Lapinoo July 20, 2008 at 12:59 pm

Ouais puis bon, faudrait renommer l’article en “3 film à découvrir en ce moment au cinéma à Paris” parce que bon, j’ai été voir ou étaient diffusés les films sur Allociné, et bah c’est pas une diffusion massive ( même le Kitano n’est diffusé que dans 6 salles ), regrettable, mais on est habitués.

6 Carth July 20, 2008 at 2:04 pm

Une telle diffusion symbolique est, il est vrai, frustrante et pas admissible lorsqu’on met les sous sur la table pour proposer une diffusion en salle. Après ils s’étonnent que le cinéma asiatique souffre d’une timide réputation dans les salles obscures, normal quand personne ne fait l’effort de diffuser les films au moins à l’échelle nationale. Ensuite c’est sûrement une question de coût, sûrement. Mais dans ces cas là on ne sort pas le film en salle et on fait tout en son possible pour que le petit revendeur du coin propose du Shindo Kaneto, du Oshima ou qui sais-je encore.

7 Epikt July 20, 2008 at 7:40 pm

Carth tu sais quoi ? Tu te sors les doigts du cul et tu montes ta boite de distribution, tu verras si c’est si facile.

Tout d’abord s’insurger qu’un film faisant l’objet d’une reprise est déjà disponible en DVD (ce qui d’ailleurs n’est le cas ni de La Harpe de Birmanie ni de Fleur secrète qui sort le 30) c’est un peu fort de café, puisque c’est justement là le principe d’une reprise (non mais sans blague). L’intérêt pour l’éditeur/distributeur : faire de la presse, faire parler du film. On peut le déplorer, mais sortir un film en direct-to-DVD, c’est la quasi assurance que personne n’en entende parler, en dehors des cercles de fans spécialisés qui ont les yeux sur les plannings de parution.
Ensuite, la rétrospective en ce moment au Reflet-Medicis n’est à priori pas l’oeuvre d’un distributeur, mais de l’exploitant. Dont c’est pas le métier d’aller chercher des bobines à l’autre bout du monde, et qui donc se sert parmi ce qui a déjà été sorti. C’est loin d’être un crime, il en faudrait plus des cinémas qui ne soient pas focalisés sur la nouveauté, l’inédit ou je ne sais quoi encore.
(“Les sorties en salles doivent toujours être synonyme de surprise et d’exclusivité” je sais pas où t’es allé le chercher, faire vivre un film c’est pas seulement le mettre dans des bacs à DVD)
Au fait (je greffe cette réflexion un peu au pif) tu déplores qu’au cinéma ces films ne seront vus que par un cercle de parisiens du troisième âge, mais par qui sont vus ces mêmes films quand ils sortent en DVD quand un quasi-anonymat ? Un cercle d’amateurs de cinéma asiatique ; je sais pas si c’est mieux ou pire. D’ailleurs comme tu le dis toi-même, ces vieux ne savent pas que ces films sont dispo en DVD. Justement parce que le public n’est pas le même. C’est le but de ce genre d’opération que d’élargir le public au delà des cercles d’”initiés”. Dingue.
Ça c’est pour les vieux films.
En ce qui concerne le Kitano, c’est une question de thunes en effet, c’est aussi une question qu’ils en auraient tiré beaucoup plus s’il avait s’agit d’un Sonatine-like. Même probable que s’il y avait pas le nom “Kitano” attaché au film on en aurait pas vu la couleur. Donc on tire 4 copies et on les fait tourner (ça veut dire qu’à Clermont-Ferrand ils auront le film en salles dans 2 mois ? scandaleux !!!). “dans ces cas là on ne sort pas le film en salle” ? (en oubliant la fin de ta phrase que je dis que je vois pas le rapport : on a pas les moyens de sortir un film récent dans beaucoup de salles donc on sort des vieux films en DVD ? Ahah !) Encore une fois la salle est un espace de promotion et de visibilité du film, si tu veux avoir de la presse, si tu veux que les gens (oui oui, ceux qui contrairement à toi ne sont pas au courant de tout ce qui sort) soient un minimum au courant, faut sortir en salle. Sans compter que si par la suite on veut négocier un passage télé (ou une cession en DVD si ça pas déjà été fait), c’est avantageux d’avoir sorti le film en salle (même sur un écran devant trois personnes durant une semaine), pour qu’il soit un “film de cinéma”.

Non, sérieusement, je suis le premier à pester contre le manque de défrichage concernant le cinéma japonais récent. Mais en ce qui concerne les films classiques y a franchement pas à se plaindre.
Ça se passe qu’à Paris ? Certes, mais dans le cas présent que ça soit japonais (ou asiatique) n’a pas grand chose à voir : les reprises de vieux films n’ont lieu qu’à Paris (et sporadiquement dans d’autres villes), de même que les sorties de films à faible potentiel commercial. C’est triste.

8 Carth July 21, 2008 at 12:28 am

Pour qu’un film gagne à être connu, il est vrai qu’il faut le sortir en salle. Mais lorsqu’il sort dans UNE salle (à Paris par exemple, capitale de la culture et du cinéma pourtant, le Kitano n’est diffusé que dans un petit cinéma), je doute qu’il rencontre un succès ou qu’il attise même la curiosité pour les gens qui, comme tu le dis, ne suivent pas les plannings. Donc ta remarque est bonne lorsque le nombre de salle est un “chouya” plus élevé, surtout lorsque le distributeur souhaite que son film dépasse le simple stade “d’oeuvre à être connue” auprès d’un cercle autre que celui des passionnés ou des “initiés”.

Après la re-diffusion de l’Île Nue, du Kobayashi ou du Pinku, je mets ma main à couper que ces films ne gagneront pas en réputation et finiront comme une majorité de reprises, c’est à dire retirées de l’affiche après une semaine ou deux. Ca va de paire pour les films récents. Le Kitano, d’ailleurs, je lui laisse une semaine avant de quitter la Capitale. Le DVD a le mérite d’être visible LONGTEMPS dans les rayons. Ca a marché chez moi par exemple, à force de passer devant un DVD (je ne sais plus lequel, le coffret Ozu couleur je crois), étrange avec ce gros sourire de femme et ces couleurs très vives, je me suis laissé tenté tout simplement parcequ’il était “visible”.

Ce n’est pas en restant à l’affiche 1 semaine (les Oshima n’ont pas fait long feux par exemple à Beaubourg, quartier pourtant TRES populaire) que l’éditeur va faire de la pub avec. J’y crois pas. Leurs films seront rapidement évoqués dans les Cahiers ou dans les magazines spécialisés (qui disent généralement que c’est très bien et que faut aller les voir, mais question pertinence, analyse et information mieux vaut aller voir ailleurs), mais ce n’est pas avec ça que les distributeurs trouveront de quoi manger dans la marmitte le soir en rentrant. L’exploitation d’une reprise au ciné est donc associée à une faible durée de vie, fait hautement vérifié pour quiconque qui scrute de près ou de loin les reprises asiat parisiennes. Maintenant, ce que je disais était subjectif puisque j’ai déjà vu les films repris pour cet été (d’où cette déception de ne pas voir grand chose de neuf arriver, même la maison du Japon n’a pas dégoté grand chose de neuf dans sa “future rétro”). Le mec qui touche un peu sa bille rayon cinéma jap mais qui n’a pas vu le Ichikawa (dispo chez Criterion) ou le Shindo (faut être une feignasse à ce stade dans la mesure où le dvd Wild Side vaut pas grand chose maintenant) pourra toujours s’y déplacer, mais une fois de plus, il sera un des rares à oser l’aventure. Un nom à conotation asiat’ suffit déjà à décourager même les plus curieux…Messieurs les distributeurs, bon courage pour vos rétros en salle, c’est pas gagné et ça ne le sera sûrement pas.

9 Epikt July 21, 2008 at 12:47 pm

Confession > je suis une feignasse, j’ai toujours pas vu L’île nue

* se protège des cailloux pointus *

Tu as raison sur le fait qu’une sortie salle (ou une rétrospective) est un événement éphémère (contrairement au DVD donc, qui sauf gestion foireuse des stocks reste disponible pendant longtemps)(après, un DVD est souvent noyé dans un rayon, celui qui t’a fait de l’oeil pendant six mois c’était un coffret, qui forcément se remarque plus).
Tiens, en passant pour ne pas qu’on lise dans mon intervention des choses que j’ai pas dit, je sais pertinemment qu’on ne peut pas sortir tous les films en salles – je préférerai même qu’il y en ait moins qui sortent et que le marché vidéo soit revalorisé (ahah ! me voilà utopiste, malheur…)- je dis juste que dans l’état où sont les choses si on en a les moyens il est loin d’être stupide de ne sortir un film que sur cinq copies.

En fait quand je parle de presse, cela ne joue pas uniquement sur le lecteur de Positif qui va acheter le film après avoir avoir lu un article.
Pour qu’un DVD attire l’oeil du client il faut qu’il soit mis en avant en rayon (d’autant plus que comme tu le dis il est parfois nécessaire qu’il passe plusieurs fois devant). Et pour faire sa selection le chef de rayon (puisque bon, les boutiques de vidéo indés y en a plus des masses) se base sur plusieurs éléments : sa cinéphilie (parce que certains en ont ^^), la presse et les blabla des éditeurs. Et justement, un moyen pour l’éditeur (en particulier petit) de mettre en avant une sortie auprès des vendeurs (qui sont submergés sous l’offre) c’est entre autres de leur dire “y a de l’attente sur ce titre, d’ailleurs regardez la presse en parle (et elle trouve que ça roxe)”.
En gros, la presse joue également sur ce qui est visible (ce qui est différent de “disponible”) en DVD.

(confession toujours > je connais pas trop les arcanes du marché vidéo, je me base surtout sur comment ça peut marcher dans le livre, mais je pense que ça doit pas être si différent, sur ces points là en tout cas)

10 Michael July 21, 2008 at 12:50 pm

Votre discussion tombe bien, c’est justement le thème de cet article – à savoir le ciné jap en France ! :)

11 Carth July 21, 2008 at 1:22 pm

Qu’est ce que les bloggeurs attendent pour foutre une correction à Epikt pour qu’il aille voir L’Ile Nue?! =D

12 slimdods July 21, 2008 at 1:25 pm

Pas vu l’Ile Nue non plus … :( .

13 Deathlapinoo July 21, 2008 at 2:46 pm

Bon slimdods et Epikt sont de “corvée” L’ile nue alors, avec compte rendu bloggé au bout alors? =p
Pour revenir brièvement sur les histoires de distribution et tout ça, alors oui c’est toujours des bonnes initiatives que de voir des ressorties de grands classiques ( japonais ou non ), suicide commercial à la clé ou pas, mais c’est parfois frustrant, en tant que provincial râleur, de voir toujours les bonnes choses diffusées sur Paris. Ça m’empêchera pas de les prendre en DVD et de les regarder tranquillement chez moi, mais je fais parti de ces gens qui trouvent qu’un film au cinéma, c’est pas pareil ( quand y’a pas de bouffeurs de pop corn aux alentours ). Enfin bref, initiatives toujours louables, peu importe l’échelle de diffusion, mais des fois on aimerait juste que les programmateurs de salle ( car il faut pas non plus tout incombé aux distributeurs ) prennent un peu plus de “risques” et essaient de récupérer, même si c’est plus tard, une copie et passer de temps en temps un classique. Je désespère de la programmation “arts et essais” des cinémas près de chez moi.

14 Epikt July 21, 2008 at 2:52 pm

Promis promis promis, j’irai voir L’ile nue !!!
(ce que je comptais faire de toute façon, mais c’est vrai que cette semaine j’ai pas eu/pris le temps)

Michael > tu penses bien que vais y mettre mon grain de sel dès que j’aurais un peu de temps (si les autres ne m’ont pas volé toutes mes punch-lines d’ici là ^^).

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