«Né en 1973, il commence en 1990 par réaliser des films 8mm. En 1995, il change de format avec Squareworld, un film 16mm, puis continue dans son approche radicale avec Aquarium City qui le fait connaître au niveau international. Le style de réalisation de Onishi est unique, il est connu pour ses prises de position. En 1997, il a déjà réalisé plus de 100 films, courts métrages inclus. Aux dernières nouvelles, il préparait son premier long métrage, intitulé Ant Farm.»

Kenji Onishi sur A Burning Star :
« Je pense que la caméra est l’aspect de plus important du processus d’expression. Le «caméra-oeil» de Vertov m’a aidé à trouver ma propre façon de filmer. Avec A Burning Star, mes conflits intérieurs s’expriment sous une forme cruelle. La caméra m’a permis d’accepter la mort de mon père. C’est normal qu’une personne tremble, hésite, soit triste ou apeurée. Mais en tant que réalisateur, je peux effacer tout ça. C’est le pouvoir d’un auteur. La caméra est juste un outils qui permet de formuler ça. Quand j’ai tourné la caméra vers le thème de la mort, je n’ai pas eu le besoin de préparer des justificatifs moraux, d’avoir une méthodologie ou une voie de secours. Dans A Burning Star, la caméra fait face au problème de la mort. En filmant, j’enregistre la distance qu’il y a entre moi et mon père. C’est un film simple, primitif et absolu. En clair, c’est moi-même. »
Synopsis – A burning Star :
« Le film montre la destruction et la disparition physique via des images du père du réalisateur, mort et incinéré. »
Que devient Kenji Onishi ? Son dernier projet s’intitule East End (2001-2005, 34min). Aussi, il donne de temps en temps des conférences à Tokyo… Onishi est un réalisateur discret malgré des films cultes et malsains, reste à espérer que ses films les plus connus soient un jour visibles (comme Squareworld avec sa scène de shoot hardcore)…
Source : Festival international du documentaire de Yamagata 1997 (merci)













{ 0 comments… add one now }