Tour de table des cadres d’une entreprise de fabrique de bonbons, tous heureux à l’idée de voir l’un de leurs concurrents s’effondrer. Puis doux retour à la réalité avec un appel à la raison d’un des vieux cadres, qui parle d’aide et de respect, un discours humain qui va presque convaincre les autres. Sauf qu’un jeune loup, son gendre, s’élève à cet instant pour réaffirmer la nécessité d’en profiter pour imposer l’entreprise partout. C’est la règle du marché, l’argent se moque d’une éthique morale.
Le jeune homme brise définitivement l’ancienne génération, ridiculisée et malade, elle est abandonnée au fond pendant que le jeune cadre impose sa vision radicale du marché, seule manière de faire avancer l’entreprise. Sur sa lancée, l’homme acquiert suffisamment de confiance pour insulter son beau-père, un face à face où le gendre prend l’espace du grand patron (caché au fond), sans que personne n’intervienne. Le jeune loup a remporté l’adhésion de tous.
Yasuzo Masumura se place dans une réalité économique de l’après-guerre où les hommes ne vivent plus que pour le travail et sa réussite totale. Comme souvent, Masumura filme la pression exercée par un groupe sur l’individu, l’homme doit-il se soumettre aux exigences d’une majorité ou poursuivre (en marge) son “humanité” ?












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