Guerre des Gangs à Okinawa – 1971 – Kinji Fukasaku

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 Guerre des Gangs à Okinawa - 1971 - Kinji Fukasaku

Pour Fukasaku, les années 70 vont être placées sous le signe du film de yakuza (yakuza eiga), genre qui va lui coller à la peau. Il s’était déjà initié à ce genre en y appliquant entre autre son regard nihiliste à l’égard de la société japonaise, faisant des yakuzas une institution tolérée par tous, présente à tous les niveaux de la société, économie, politique, justice. Avec ce film, il livre une suite officieuse à l’histoire abordée dans son Caïd de Yokohama, les noms ont changé, mais les situations sont les mêmes, on retrouve donc un clan surpuissant paradant fièrement et imposant sa volonté sur les autres, exterminant les petits clans pour mieux étendre son contrôle.

La suite logique veut que l’on s’intéresse à ces laissés pour compte, victimes d’un système ignorant ouvertement les règles et le code d’honneur habituel. En revenant sur cette histoire, Fukasaku va approfondir ses thèmes de la désillusion, du fatalisme, de l’amitié et du respect tout en faisant la description d’une ville japonaise baignant encore dans l’ambiance presque naïve mais bordélique d’après-guerre. Dans cette ville d’Okinawa, les hommes ne connaissent pas les travers de la métropole de ces années 70, ils suivent pour le moment leurs valeurs, loin des impératifs des hommes d’affaire. Okinawa, dernier repère des rêveurs.

 Guerre des Gangs à Okinawa - 1971 - Kinji Fukasaku

Après dix ans de prison, Gunji a tout perdu. Son clan a été détruit et démantelé par le Clan Daito de Tokyo, sa femme l’a quitté. Il décide de retenter sa chance ailleurs, loin du Yokohama froid et sans avenir, il propose à ses anciens camarades de repartir de zéro, se refaire un honneur à Okinawa. Sur place, ils s’engagent à prendre le contrôle de certains marchés et territoires en devant tout de même faire face aux pièges et attaques des clans locaux.

 Guerre des Gangs à Okinawa - 1971 - Kinji Fukasaku

Un fond de commerce

Le Caïd de Yokohama se terminait sur des images journaux, les unes étalaient le violent règlement de compte final, affichaient la photo de l’abominable fou qui osa affronter au péril de sa vie le chef d’un clan surpuissant. En guise de générique, Fukasaku reprend l’idée et utilise des journaux comme fond sur lequel se déroulent les crédits, mais de temps à autre, une image noire du Japon apparaît sur ces papiers. Elle symbolise la noirceur qui gangrène ce pays, devenant le gagne pain de ces journaux, massacres et corruptions font le bonheur d’une information qui s’entasse dans un coin sans jamais éveiller les consciences collectives, un quotidien banal au pays du soleil noir levant. Si les lecteurs et spectateurs restent indifférents à ces tristes constats, les premières victimes, elles, souhaitent se faire entendre ou plus simplement sortir de ce système funèbre. Ainsi l’histoire va se focaliser sur ceux qui un jour ont fait l’information, comme si l’on devait se préparer à sortir des mythes pour jeter un long coup d’œil à la réalité de ce Japon noir et mystérieux. L’envers du décor s’ouvre sur un chemin désert devant les portes d’une prison, le vent souffle, mais personne pour accueillir Gunji, peut-on prévoir pour autant une tempête ?

 Guerre des Gangs à Okinawa - 1971 - Kinji Fukasaku

Des hommes d’honneur

Plus tard, car finalement deux hommes bravent la force de la nature pour aller saluer leur frère, modestement ils ne peuvent offrir qu’une veste et le réconfort de leur présence à cet homme qui se cache derrière une paire de lunettes teintées, masquant aux yeux des autres ses sentiments mais surtout le regard qu’il porte sur cet environnement urbain désertique croulant sous la pourriture humaine. Derrière ces lunettes, il y a un homme fidèle à ses règles et honnête, trop conscient que son époque est en pleine transition vers un pire avenir, il a payé dix années pour avoir appliquer son esprit chevaleresque sans se chercher à se défaire, il est allé au bout de ses valeurs de yakuza sans se dérober aucunement. D’ailleurs on peut voir qu’il n’est pas le seul, les hommes qui sont venus les chercher ont aussi le même état d’esprit, ils l’appellent encore frère alors qu’il n’y a plus de clan, preuve du profond respect et de l’honnêteté de ces hommes. De leurs côtés, les anciens membres ont survécu via des petits boulots, rien de superbement honorable à faire la pub d’un bordel ou de servir maladroitement à manger voire même d’être un père à charge d’une petite famille.

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Un rouleau compresseur

De quoi ces laissés pour compte ont été victimes ? On s’approche un peu plus du sommet de cet envers du décor en parlant du clan Daito de Tokyo qui utilise la façade d’une entreprise pour s’accaparer des territoires et affaires en tout genre à travers le pays. Le but est de prospérer en profitant du boom économique. Mais partout où ce clan s’implante, il change la donne et les règles locales en avalant littéralement tout. L’exemple de départ est Yokohama, les petits clans ont tous été détruit, à l’image de celui de Gunji, il n’y a plus que Daito pour faire la loi. On est passé d’une situation instable où des territoires et marchés étaient sous la main de différents clans à une situation stricte et hiérarchisée qui ne laisse pas la place aux changements d’humeurs, l’appât du gain assassine l’honneur. Le clan Daito est un véritable rouleau compresseur, écrasant les adversaires ou les quelques réticents pour mieux ancrer les nouvelles règles. En tant que grande entreprise riche à souhait, ce clan aime à s’exhiber et le chef ne peut se déplacer sans mobiliser avec lui une bonne cinquantaine d’hommes, on se demande s’il s’agit d’assurer sa sécurité ou bien de montrer simplement sa puissance, comportement infantile et ridicule. Quoiqu’il en soit, on peut constater le résultat d’une telle politique via les quelques plans de Yokohama, plus précisément du port. Il ne semble plus y avoir de vie, les couleurs sont ternes et grises, comme si la ville avait perdu son âme, aspirée par le vulgaire chef Daito pour son propre profit.

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Des chevaliers modernes

Pour Gunji, cette ville n’est plus rien, il se rend dans les anciens locaux de son clan désormais abandonnés et détruits, marquant bien l’état intérieur de Yokohama. Par terre, il ramasse la photo de son chef qui ne semble pas avoir changé de place depuis très longtemps, reposant anonymement parmi le reste des déchets du local. Tout est définitivement perdu ici pour cet homme, l’esprit du code, l’âme du clan sont bien morts, le yakuza est nu et piégé dans une zone sans avenir. Néanmoins, son esprit chevaleresque est encore vivant, l’homme porte en lui toute une époque, celle d’avant le rouleau Daito. En tant que yakuza, il suit les traditions et va rendre visite à Daito pour le saluer mais aussi pour lui soutirer de l’argent, soi-disant pour une cérémonie en l’honneur du chef et le dédommagement des hommes. Gunji ne se laisse pas impressionner, il affirme son courage et son cran, conscient qu’il n’a rien à perdre même face à ce porc de Daito, soutenu par une foule de gardes du corps pantins. C’est ce qui fait la particularité de Gunji et de ses hommes, ils ne reculent devant rien, ce sont des yakuzas d’un autre temps qui sont prêts à mettre les mains dans la merde pour parvenir à réaliser leurs souhaits.

Un groupe de frères

Au contraire, des yakuzas hommes d’affaire qui passent les ordres et laissent des subalternes exécuter le travail, évitant ainsi d’avoir directement des problèmes avec la justice ou leur semblant de conscience. Ces individus là ne connaissent pas la réalité du terrain, et ne souhaitent de toute façon pas la connaître mieux que ça, la distance qu’ils établissent entre eux et la réalité peut même en devenir effrayante tant ils ne s’intéressent pas aux conséquences des actes et choix. Quand Yokohama se voit totalement dératisée, ils ne pensent qu’aux intérêts qu’ils vont engendrer. Le concret, ils s’en moquent, s’il y a un problème, des hommes de main iront s’en occuper. C’est d’une froidure clinique affolante. Mais pour l’heure, Gunji réunit ses anciens hommes pour leur proposer de se lancer dans une nouvelle aventure, se refaire ailleurs dans un endroit encore vivant selon les anciennes règles. Ces derniers acceptent volontiers, contents de retrouver le clan et sa force. On pourra remarquer que cette résurrection ne voit pas Gunji s’imposer comme le chef, auprès de ses hommes, il reste un frère plus qu’un chef même si dans les choix, tous se tournent vers lui. Il n’y pas de barrière entre ces individus qui vivent sur la même longueur d’onde, ce sont des frères engager dans l’idée de se refaire, de reconstruire une vie. Encore une fois à l’opposé de la hiérarchisation flagrante de l’entreprise Daito dans laquelle on distingue bien le chef, l’assistant chef et les hommes.

 Guerre des Gangs à Okinawa - 1971 - Kinji Fukasaku

L’exil

Okinawa, c’est la renaissance de nos métropolitains. Fukasaku n’hésite pas à capturer l’effervescence de la ville de Naha, il filme autant que possible l’ambiance qu’il se dégage dans les rues, dans les bars. Nous avons devant nous, l’image d’une ville incroyablement vivante, contrastant fermement avec la grisaille d’un Yokohama déjà bien loin. Les couleurs sont partout, il y a des publicités comme Pepsi ou Coca-cola, des lumières qui clignotent et éclairent les enseignes des différents endroits. Au niveau de la population, on constate la même chose, les individus sont mélangés entre eux, il y a des noirs et blancs venus d’Amérique ou d’ailleurs tenter eux aussi leurs chances dans cet espèce d’El Dorado japonais.

Un Far West pour les braves

Avec Okinawa nous sommes en dehors du Japon traditionnel, il n’y a pas une culture et une manière de penser, il y en a des centaines, on a presque l’impression que la ville n’a pas de limite, qu’elle est sur le chemin sans fin de la liberté. D’où aussi le sentiment d’être aussi dans un beau bordel en mouvement permanent, indéfinie, la ville se laisse aller et porter par des hommes rêveurs. Le mélange ne vient pas essentiellement de l’extérieur, on peut noter qu’il y a aussi une différence entre les habitants d’Okinawa et ceux de Yokohama que l’on désigner comme des métropolitains. Preuve que le pays ne résonne pas non plus d’une seule tonalité, cela se perçoit aussi au niveau culturel, où le japonais est confronté à un dialecte inconnu qui aux rares occasions de l’entendre révèlent la réalité des métropolitains. C’est assez marrant de voir que c’est d’un dialecte incompréhensible que découle presque la morale tragique de ces individus qui évidemment ne comprennent pas un seul mot. En tout cas, le dernier paradis terrestre est situé au fin fond du Japon, à l’extrême sud de l’île d’Okinawa, renforçant bien cette image de Far West vers lequel les hommes se tournent pour se refaire et oublier les erreurs du passé.

 Guerre des Gangs à Okinawa - 1971 - Kinji Fukasaku

Des métropolitains ambitieux

Pour Gunji et ses hommes, l’endroit est donc parfaitement choisi, il ne reste plus qu’à tout reconstruire. En quelques jours, les métropolitains cernent les personnalités importantes du coin, peu nombreuses, le travail devrait être assez rapide. Et dans cette optique, les hommes avancent la tête haute allant bousculer les chefs locaux qui s’étaient habitués à une vie plus ou moins calme. On retrouve le Gunji provocateur et courageux du début qui va à la rencontre des quelques gérants pour s’imposer. Américain ou Japonais, l’homme n’a pas peur, et va directement s’imposer auprès d’eux, sans langue de bois, il exprime ses intentions. Bien sûr en face, les hommes le prennent pour un rigolo, ils ne savent pas d’où il vient, qui il est, ils ne comptent pas céder au premier plaisantin qui veut jouer les durs avec le milieu. Le problème c’est que la détermination de Gunji et de ses hommes est tellement surprenante, qu’ils vont faire peur à ces chefs.

Des yakuzas chez les porcs

Quand on lui envoi des tueurs, ils s’en chargent, quand on les menace, ils préviennent que s’ils plongent, tout le monde suivra, sans remords. C’est les anciennes méthodes qui priment, sans complexe, on est loin de la froidure clinique des yakuzas hommes d’affaire déléguant le sale boulot à des pantins. Ici, nos yakuzas ont des couilles et de l’honneur, ils ne se laissent pas amadouer par des beaux discours ou des menaces, ils sont pragmatiques. C’est ce qui fait peur aux autres, on peut penser à rencontre dans l’arrière salle d’une boite de nuit où l’un des chefs importants du coin veut piéger Gunji mais se retrouve finalement avec le cadavre de quatre hommes dont l’un de ses subalternes, le gérant du territoire qui s’est fait planter sèchement. Alors bien sûr, il y aura toujours des gens pour venir les contrer comme les deux frères Jiro etYonabal, mais dans l’ensemble le milieu des yakuzas d’Okinawa n’est pas encore corrompu, il est vivant et instable avec des chefs qui osent plus ou moins s’impliquer dans leurs actions. En clair, c’est un milieu d’homme où le fameux esprit chevaleresque a toujours sa place.

 Guerre des Gangs à Okinawa - 1971 - Kinji Fukasaku

La famille et ses obligations

Les personnages de Jiro et Yonabal dépassent le simple cadre des yakuzas. En tant que frères, le plus âgé se doit de veiller sur le plus jeune. Ainsi Yonabal intervient dans le film surtout par rapport à Jiro, c’est principalement pour lui que se laisse impliquer. En effet, le jeune homme se prend pour un caïd en devenir et espère récupérer un territoire, pris d’une main de maître par Gunji. Jiro est plutôt du genre énervé, il ne connaît pas la patience et se laisse guider par son humeur. Face à son grand frère, il se doit de faire ses preuves et de montrer qu’il peut lui aussi devenir une personne importante dans le milieu. Il semble considérer le monde des yakuzas comme une salle de jeu dans laquelle il évoluerait simplement par rapport au choix de son frère.

Un vieux loup

En ce qui concerne Yonabal, l’homme est plus calme et expérimenté que son frère, il n’en est pas moins déterminé, c’est le même genre de personnage que Gunji mais en plus outrancier, l’acteur Tomisaburo Wakayama aidant bien. D’une certaine façon, Fukasaku utilise ces frères pour marquer la différence générationnelle, mais aussi pour prendre en compte une jeunesse idéalisant ses anciens sans chercher à dépasser les apparences. La naïveté de Jiro est d’ailleurs incroyable tant il se prend vraiment dans un film, inconscient des risques mortelles que ces actions peuvent engendrer. Alors il se rend chez Gunji armé d’une mitraillette et canarde tout ce qui bouge avec un certain plaisir mais un manque complet d’humanité. Cet homme agit machinalement sans rien considérer d’autres que sa gloire personnelle, il se moque d’un quelconque code d’honneur, l’important c’est que son frère soit fier et heureux de lui.

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Vieux frères

Comme souvent chez Fukasaku, la critique n’est rien sans la fraternité humaine d’individus désespérés venus tenter un tout pour le tout. La relation la plus forte au sein du clan apparaît entre Kudo et Gunji qui se démarque des autres de par ce côté d’homme fini ayant perdu depuis le début toutes ses illusions, ce qui n’est pas vraiment le cas des autres membres. Ces hommes sont très peu bavards, ils vont à l’essentiel, il y a entre eux un respect mutuel sincère qui fait que d’un simple regard, ils se comprennent et savent comment agir pour se venir en aide. En fait, ils sont complémentaires. À côté de ces relations d’hommes, il y a l’illusion de l’amour entre Gunji et une prostituée qui ressemble à son amour passé.

La passion d’une prostituée

La femme tombe amoureuse de cet individu mystérieux et lui s’accroche un peu, comme pour faire semblant de croire à cette relation. Quoiqu’il en soit, le rapport se construit doucement, d’abord par un échange de regards, une discussion, plus une nouvelle discussion plus approfondie et enfin l’amour. Fukasaku ne filmera qu’une fois la scène d’amour, autrement il la zappe, il va en fait l’utiliser comme moyen choc d’ancrer sa scène finale particulièrement sanglante. D’ailleurs, c’est la seule et unique fois que Gunji enlèvera ses lunettes, définitivement conscient de ce qu’il va vivre et de ce qu’il fait avec la jeune femme. En guise d’adieu ce sera une liasse de billets là où la femme aurait préférer un peu d’amour et de passion, sentiments impossibles pour un yakuza pareil, tout droit sorti de la vieille école. Mourir dans l’honneur et la dignité plutôt que de vivre dans la passion.

Guerre des Gangs à Okinawa - 1971 - Kinji Fukasaku

Fukasaku trouve ses marques

Finalement la réalisation de Fukasaku devient sa marque de fabrique, le réalisateur continue avec sa caméra à l’épaule donnant un côté volontairement réaliste à cette histoire, même si nous avons été prévenu que tout est fiction. L’impression générale est celle d’un récit vivant sans cesse instable et bousculer par les événements. Néanmoins Fukasaku sait poser sa caméra et capturer des scènes plus calmes. D’ailleurs, on peut bien voir qu’il aime ses personnages à sa manière de les filmer, il forme régulièrement de magnifiques cadres avec ces hommes finis, qu’ils marchent ou discutent au bord d’une piscine, le regard du réalisateur se porte toujours sur eux et indirectement sur leurs rêves.

L’ironie d’une Horde Sauvage

Quoi de plus ironique que de voir des hommes au bord d’une piscine déserte alors qu’en face il y a la mer, symbole même de la liberté et de la grandeur infinie, comme si tout ces artifices n’avaient dans leurs bouches qu’un goût amer et sans intérêt, preuve qu’ils parviennent à saisir la réalité de leurs actes, vains. En tout cas, c’est toujours dans sa scène finale que son travail explose telle une apocalypse, le cadre perd définitivement toute stabilité pour suivre la fureur et la rage de ses hommes qui dans un élan de courage vont affronter le chef, à eux seuls ils vont affronter Goliath. Il arrive à faire ressurgir tous les sentiments de ces hommes qui sont tellement déterminés que même les balles ne font rien, les ralentissant quelques instants avant de les laisser conclure leurs gestes fatales.

 Guerre des Gangs à Okinawa - 1971 - Kinji Fukasaku

La fin d’un idéal

Au-delà de l’esprit chevaleresque et des yakuzas hommes d’affaires, il y a le choix des hommes à suivre une voie qui leur ressemble et leur permet en théorie de s’épanouir. L’important ce n’est pas tant la façade derrière laquelle se cache l’homme mais sa capacité à discerner les valeurs et à les assimiler. Qui du pouvoir ou du courage remporte la victoire ? Personne, les deux croulent six pieds sous terre. Les deux voies sont destinées à disparaître, l’une par son jusqu’auboutisme et l’autre par son désir incessant de vouloir tout contrôler. Les renégats n’ont plus d’espoirs, il n’y a désormais plus de paradis envisageable dans ce pays fermé finalement ensanglanté. Tous meurent par la faute de leur humanité, aveuglés par un code quel qu’il soit, étouffés par une société impitoyable exploitant les rêves de chacun.

***Bande Annonce

Infos

- Sympathy for the Underdog (Bakuto gaijin butai, 博徒外人部隊)
- Avec Koji Tsuruta, Ando Noboru, Tomisaburo Wakayama… (IMDb)
- Disponibilité : DVD Z2 STF (Wild Side)

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