
Petite introduction au monde des ninjas, on délaisse le code des samouraïs et les combats pour l’honneur pour rentrer de pied ferme dans le monde obscur des hommes de l’ombre, disposant de ses propres règles et impératifs, rien n’est oublié. Ainsi le ninja est lui aussi un homme exécutant des ordres qu’il ne cherche pas à comprendre, il doit être prêt à mourir pour sa mission et savoir garder le silence s’il est attrapé. Loin de l’honneur, il y a l’obligation du secret. Il s’infiltre et tue, utilisant l’environnement à son profit comme s’il ne faisait plus qu’un avec.
Un jeune homme souhaite suivre l’entraînement de ninja afin de servir au mieux la cause du chef de son clan. En effet, un seigneur cruel veut unifier le pays et s’imposer partout où il se rend. Pour le clan, c’est un homme à abattre. Tout comme pour le clan opposé. Mais le jeune Ishikawa Goemon va se faire piéger par le chef du clan.

Proposant une histoire assez banale sous fond d’intrigue ninja, le film n’en est pas moins complexe dans sa première partie assez libre et sans véritables repères. Des personnages il n’en ressort pas grand-chose, on peine à comprendre qu’apparemment il s’agit d’une lutte de pouvoir menée par un homme malin et habile contre un méchant seigneur d’une cruauté remarquable. Aucun homme ne se distingue vraiment des autres, c’est un bal de pantins sans humanité.
Le code des ninjas
Néanmoins le film arrive se lancer après cette longue et difficile introduction au monde des ninja qui verra l’application concrète chez quelques personnages des règles des ninja comme savoir se taire ou se tuer pour ne rien révéler à son ennemi. Rien de surprenant ne se dégage de cette première partie, bien au contraire. C’est une fois que Ishikawa Goemon, joué par un Raizo Ichikawa fade, s’impose comme le personnage principal du récit que l’on va pouvoir espérer sortir du marasme pénible dans lequel Satsuo Yamamoto nous a plongé. Le jeune homme se montre intéressé et intrigué par les ninjas, il exprime un profond respect pour ces guerriers de l’ombre et n’aspire qu’à une chose, pouvoir en devenir un. La situation va se compliquer quand il va ne plus être capable de suivre à la lettre le code des ninjas, et qu’il va entamer une relation secrète avec la concubine de son chef. Chez les ninjas, rien n’est jamais secret véritablement longtemps, ainsi cette relation est rapidement connue par le chef. Ce dernier comprend qu’il va pouvoir faire de Goemon une victime qu’il tiendra solidement grâce à la mise en scène d’un chantage. Car Goemon va accidentellement tuer la femme et essayer de s’enfuir. Le piège est tendu.

Les contraintes d’un homme de l’ombre
À partir de ce moment-là, Goemon révèle enfin son caractère et ses doutes quant aux règles des ninjas. Il se voit contraint d’effectuer la mission visant à tuer le méchant seigneur sous peine d’être lui-même tué. Il va être obligé de voler de l’argent et d’assassiner quelques personnes sur les ordres du vieil homme manipulateur, faisant de lui un renégat recherché par tous. Comme quoi même chez les ninjas, la contradiction peut être utile à certain. De ces quelques scènes on pourra profiter de la technicité de Goemon qui s’impose subitement comme un ninja expérimenté. Sans chercher à comprendre comment l’homme est parvenu à ce niveau en si peu de temps, on ne peut que constater qu’il a incroyablement progresser. Par exemple, il s’infiltre dans les faux plafonds, diffuse du somnifère pour arriver à son but. Toujours en douceur, vêtu de ses habits noirs, le jeune ninja va de réussite en réussite bien qu’utilisé par un chef sans scrupules qui lui permet de devenir un ennemi public. Pour apporter un peu d’émotions et d’intérêts à cette platitude ambiante, il y a l’histoire d’amour entre Goemon, récent recherché, et Maki, une geisha sans succès qui va être utilisé à son insu comme objet de chantage.

Un ninja perdu dans le brouillard
Satsuo Yamamoto se satisfait d’une histoire banale sans arriver à bien mettre en avant les idées folles que peuvent engendrer les ninjas, l’ensemble manque de ce zeste incroyable sortant les ninjas du statut d’humble guerrier de l’ombre. Il n’arrive pas à forger la figure du ninja. Ce point est d’ailleurs relié à l’absence d’un aboutissement des personnages, trop souvent superficiels, nous avons affaire à des pantins. Même Goemon, pourtant le seul à ressortir un minimum, n’a pas le charme et la prestance suffisante pour faire de lui un anti-héros inoubliable. À ce propos, il est assez surprenant de voir que Yamamoto sabote l’histoire à sa moitié en révélant le twist, ne laissant plus de suspens quant à la finalité du film. Shinobi No Mono, premier du nom, est une petite déception très gentillette tant dans son message qu’au niveau de la réalisation honnête et d’une narration inutilement complexe et brouillonne.












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Alors je suis content de voir que ce film sera bientôt disponible !! J’espère bien en Vostfr ou Fr ^^
Certes c’est vrai que le film => shinobi no mono est un peu brouillon mais j’adore quand même !! C’est ainsi, j’ai vu le premier de la “saga” et je désire voir les autres maintenant ^^
Si ya moyen d’acheter les DVD en Fr, merci !
Un film que je conseille à toutes les personnes (fan, passionnés et curieux) de regarder au moins une fois dans leurs vies pour ainsi voir comment oeuvrer ces mystèrieux et athlétiques chevalier de l’ombre !!
Je trouve la critique quelque peu sévère. Il est vrai que le nombre de personnages et le rythme du film n’aident pas au confort du spectateur . L’histoire en est néanmoins captivante et historique, bien que le film prenne parti pour une version de l’histoire de Ishikawa Goemon qui n’est pas forcement la plus admise … Ishikawa Goemon était bel et bien doué (c’est grâce à cette réputation dans la postérité qu’il est devenu une des figures les plus célèbres du Kabuki ) C’est un film sincère et honnête qui réjouira tout les pratiquants de Ninjutsu de par le Monde (à noter la présence de Masaaki Hastumi dans le générique ! )