
Miyamoto Musashi, un mythe
Hiroshi Inagaki s’attaque avec ce film à un des monuments mythiques de l’Histoire japonaise, le samouraï Miyamoto Musashi. Par monument il n’y a pas d’exagération tant cet homme reste encore respecté pour sa vie et son œuvre révolutionnaire. Très jeune envoyé il part à la guerre, il en reviendra miraculeusement vivant et suivra l’enseignement d’un prête qui lui permettra de mieux appréhender la voie du samouraï. Dès lors il s’engage sur les routes, et va à la rencontre des autres styles afin de s’améliorer. Il participera à 60 duels sans perdre avant de se retirer et d’écrire son Livres des 5 roues, réflexion de toute une vie sur la voie du samouraï. Pour l’heure Inagaki s’inspire du livre du livre biographique « Musashi » écrit par Eiji Yoshikawa, dont il va tirer trois parties, un film pour chacune. Ce premier opus retrace l’éveil du combattant, de la guerre à son statut de samouraï.
Une bête sauvage
L’interprétation de ce personnage est confiée à Toshiro Mifune, connu surtout chez nous pour ses nombreux rôles dans les films de Akira Kurosawa. Difficile dans un premier temps d’assimiler l’acteur au rôle d’un jeune gamin, l’acteur prouve néanmoins par la suite sa totale assimilation de l’homme. De ce jeune Musashi, de son nom d’origine Takezo Shinmen, il en ressort un être flou animé par le désir absolu de devenir un guerre hors pair dominant ses opposants. Il se montre comme vif, sauvage, imprévisible et doté d’une force surprenante sans doute née de sa volonté d’acier. Sans connaissance particulière dans le maniement de l’épée, il se lance sans hésitation, tête baissée, dans le combat sans même chercher à comprendre apparemment les enjeux de la bataille. Pour lui, seule l’action et l’honneur semblent compter. En tant que jeune homme il va devoir affronter des sentiments nouveaux au fil de ses rencontres, sentiments inconnus qui le font douter et l’effraie : l’amour en fait partie.

L’univers de Musashi
Mais le récit de Musashi ne se limite pas qu’à sa simple personne, Inagaka met à profit une galerie variée de personnages l’entourant et rendant compte de la situation difficile de l’époque. À la base, il y a les gens du village natal du grand samouraï. D’abord ses proches, comme Matahachi convaincu de l’accompagner à la bataille, Otsu, une jeune femme promise à Matahachi et le prêtre Takuan, un homme sachant profiter sainement de la vie. À côté de cette sphère vitale pour Musashi, on retrouve des personnages ne s’intéressant pas du tout à lui comme la mère de Matahachi ou encore un samouraï en chef qui cherchent à satisfaire leurs intérêts. Viennent se greffer deux autres individus qui s’ils ne sont traités qu’assez brièvement dans cet opus, gagneront à être approfondi dans les suites. Il s’agit d’une femme et de sa jeune fille, rencontrées après la bataille de Sekigahara. C’est chez elles que Musashi et Matahachi se reposeront. Il se tisse en fait une véritable toile riche en facette autour de ce seul homme, qu’Hiroshi Inagaki arrive parfaitement à exploiter et à décrire. On se retrouve alors face à des gens aussi bien manipulateurs que vils qui bousculent la vie de certains personnages, arrivant à les détruire.
De l’amour à la violence
Ce qui se dégage de cet opus, c’est avant tout le charisme de Musashi et de sa portée sur les femmes. Il est incroyable de voir à quel point ce jeune homme viril et provocateur arrive à faire tomber toutes les femmes qu’ils rencontrent. Son charme est paradoxalement sa véritable arme, loin d’un sabre tranchant dans l’indifférence la peau, sa prestance reste gravée dans les mémoires de ces quelques femmes patientant avec espoir qu’un jour leurs rêves deviennent réalité. On peut aisément penser que dans les suites, l’enjeu de ce triangle amoureux volant autour de notre samouraï en devenir va le confronter à un dilemme moral dont il sera certainement capable de se défaire. Après l’amour, il y a la véritable raison de vivre de Takezo : le combat. De sa survie de la grande bataille, le jeune homme n’en retient humainement pas grand-chose si ce n’est sa réussite personnelle dans une défaite pareille. Comprenant sa force, il va avoir tendance à devenir arrogant et se créer une vision biaisée de l’existence et du combat tournant essentiellement autour de sa domination sur les autres. Il faut dire qu’en pleine action, le jeune homme est surprenant. Armé d’un sabre en bois, il arrive à massacrer violement des dizaines d’individus, dont un bandit poilu. À ce propos, reconnaissons à Inagaki la réussite des scènes de combat, elles sont lisibles, sobres et donnent à Mifune la possibilité de mettre en place sa vivacité incroyable.

Un esprit à forger
De ce Musashi brute, il y a nécessite de le prendre en main, sans quoi le potentiel est gâché. Ce jeune homme peut remercier le prêtre Takuan qui en restant ferme, arrive à transmettre son message et à utiliser à bon escient ses relations. La force et la sauvagerie de Takezo seront anéanties par une simple corde pendue à la branche d’un énorme arbre, symbolisant parfaitement son erreur de jugement quant à sa domination absolue des autres. Pendu en l’air, se débattant, Takezo doit apprendre à se canaliser et à réfléchir. Chose faite à la fin de l’épisode, l’homme est complètement métamorphosé, calme et patient, il sait désormais comment accomplir son but.
Un mythe en devenir
Hiroshi Inagaki fait ressortir de cet épisode la volonté de ce jeune homme extraordinaire à se lancer corps et âme dans la découverte de la voie du samouraï la plus pure imaginable. Ce Musashi reflète simplement l’image d’un jeune homme perdu, sans famille parti chercher et affronter ses propres idées afin d’en ressortir grandi, ce samouraï là a perdu toutes idées de domination et de grandeur pour se consacrer en bonne et due forme à son art intérieur, il dédie ainsi ses meilleurs années à l’étude de son être et de son environnement.












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bonjour :je veut etre un samourai ninja .comment ? etre un vrait maitre des ninjas samourais ..c’est mon reve… mé je suis trop lourd et malin ..je veut marcher sur les nuages et les etoiles ..imposible…imposible…..imposible…je voie trop de films …il n’ya plus de ninjas ou des samourais se sons des legends et de mirage…….pardonner moi et merçi .